JOHANNESBURG, 4 mai (Xinhua) -- Le département
sud-africain de la Santé a admis être lent à répondre à la grippe A(H1N1), a
rapporté lundi le journal Sunday Independent.
"Nous comprenons la critique", a déclaré Fidel
Radebe, porte- parole du département de la Santé. Mais il a indiqué que la
réponse tardive du gouvernement à l'épidémie, qui devrait être
déclaré pandémie par l'Organisation mondiale de la santé, s'explique
par le fait que "personne ne sait comment l'épidémie évoluera
demain".
Il faut savoir que les experts médicaux ont condamné
tout achat précipité de scanners à imagerie thermale qui coûtent 500
000 rands (118 000 dollars américains) l'unité, a-t-il ajouté.
Le Sunday Independent a établi que la nouvelle
grippe peut être traitée avec Tamiflu, le même médicament utilisé pour
soigner la grippe aviaire, dont le département de la Santé possède des
stocks suffisants pour traiter 100 000 personnes. Il existe une
quantité inconnue dans le secteur privée, avec au moins 200 000
doses retenues par les compagnies pharmaceutiques locales.
Cette semaine, le gouvernement sud-africain a
annoncé que son plan de préparation national à la grippe, établi il y a
deux ans, sera à présent activé. Une réunion des divers secteurs sera
organisée, impliquant les départements nationaux et provinciaux de la
Santé, afin de discuter mardi de leur préparation.
En termes d'évaluation des risques du gouvernement
sud- africain, la plus grande chance de contracter la grippe A/H1N1
provient des contacts humains avec les personnes entrant dans le
pays. Par conséquent, les responsables sanitaires aux entrées du
pays ont modifié leur stratégie.
A présent, tous les passagers sur les vols arrivant
des pays touchés doivent compléter des questionnaires pour détecter des
symptômes possibles.
Les scanners à imagerie thermale doivent encore être
installés cette semaine à l'aéroport international OR Tambo, bien que les
médecins aient souligné que ces scanners ne sont pas un moyen fiable
pour déterminer si une personne est contaminée.
