ABIDJAN, 4 mai (Xinhua) -- La Commission électorale
indépendante (CEI) ivoirienne indique avoir proposé au gouvernement
un chronogramme électoral avec les "détails précis" et "les conditions à
satisfaire" pour la tenue en 2009 des élections reportées à plusieurs
reprises depuis 2005.
"La CEI souligne qu'elle a proposé au gouvernement
une date des élections avec les détails précis, le tout assortit de quatre
conditions à satisfaire pour tenir dans les délais proposés", selon
un communiqué de l'organisation publiée lundi par la presse.
Le communiqué cite, dans l'ordre, la fin dans "un
délai précis "de l'opération de reconstitution des registres de l'état
civil perdus ou détruits, le versement par l'Etat de sa contribution au
budget électoral, le déploiement des magistrats pour la gestion
du contentieux d'inscription sur la liste électorale et la
sécurisation du processus électoral à travers le Centre de
commandement intégré (CCI).
Jeudi dernier, à la télévision nationale, le
président Laurent Gbagbo, à qui il incombe de signer le décret fixant la
date de l'élection, a souligné que l'élection ne pouvait être organisée
tant que l'opération d'identification et de recensement électoral
n'était pas achevée.
L'opération de reconstitution des registres de
l'état civil est prévue pour prendre fin le 20 mai.
Les séances de rattrapage de l'identification et du
recensement électoral, en cours à Abidjan, n'ont pas encore démarré
à l'intérieur du pays tout comme l'identification des Ivoiriens de
l'étranger.
L'opération a toutefois permis d'enrôler quelque six
millions de personnes sur une population cible de 8,6 millions de
personnes.
Sur la question sécuritaire, M. Gbagbo a annoncé le
déploiement de 8.000 éléments des Forces de défense et de
sécurité (FDS, loyalistes) et des Forces armées des Forces nouvelles
(FAFN, ex-rébellion) sur l'ensemble du territoire national au plus tard
mardi.
Le déploiement de ces éléments est le prélude au
redéploiement de l'administration territoriale, financière et sécuritaire
avec " une autorité pleine et entière" sur l'ensemble du territoire
national.
Les élections n'ont pu se tenir dans le pays en
raison de la guerre intervenue en septembre 2002 après la tentative de
renversement du régime en place par l'ex-rébellion qui s'est
installée dans le nord du pays mais également à cause d'un manque de
consensus politique.
Les deux parties ex-belligérantes ont signé
un accord de paix en mars 2007 à Ouagadougou qui prévoit des élections et
la réunification du pays. Sa mise en oeuvre bute sur les
questions militaires.