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Côte d'Ivoire : la CEI précise les conditions pour la tenue de l'élection en 2009
  2009-05-05 07:58:42  

     ABIDJAN, 4 mai (Xinhua) -- La Commission électorale  indépendante (CEI) ivoirienne indique avoir proposé au  gouvernement un chronogramme électoral avec les "détails précis"  et "les conditions à satisfaire" pour la tenue en 2009 des  élections reportées à plusieurs reprises depuis 2005. 

     "La CEI souligne qu'elle a proposé au gouvernement une date  des élections avec les détails précis, le tout assortit de quatre  conditions à satisfaire pour tenir dans les délais proposés",  selon un communiqué de l'organisation publiée lundi par la presse. 

     Le communiqué cite, dans l'ordre, la fin dans "un délai précis "de l'opération de reconstitution des registres de l'état civil  perdus ou détruits, le versement par l'Etat de sa contribution au  budget électoral, le déploiement des magistrats pour la gestion du contentieux d'inscription sur la liste électorale et la  sécurisation du processus électoral à travers le Centre de  commandement intégré (CCI). 

     Jeudi dernier, à la télévision nationale, le président Laurent Gbagbo, à qui il incombe de signer le décret fixant la date de  l'élection, a souligné que l'élection ne pouvait être organisée  tant que l'opération d'identification et de recensement électoral  n'était pas achevée. 

     L'opération de reconstitution des registres de l'état civil  est prévue pour prendre fin le 20 mai. 

     Les séances de rattrapage de l'identification et du  recensement électoral, en cours à Abidjan, n'ont pas encore  démarré à l'intérieur du pays tout comme l'identification des  Ivoiriens de l'étranger. 

     L'opération a toutefois permis d'enrôler quelque six millions  de personnes sur une population cible de 8,6 millions de personnes. 

     Sur la question sécuritaire, M. Gbagbo a annoncé le  déploiement de 8.000 éléments des Forces de défense et de sécurité (FDS, loyalistes) et des Forces armées des Forces nouvelles (FAFN, ex-rébellion) sur l'ensemble du territoire national au plus tard  mardi. 

     Le déploiement de ces éléments est le prélude au redéploiement de l'administration territoriale, financière et sécuritaire avec " une autorité pleine et entière" sur l'ensemble du territoire  national. 

     Les élections n'ont pu se tenir dans le pays en raison de la  guerre intervenue en septembre 2002 après la tentative de  renversement du régime en place par l'ex-rébellion qui s'est  installée dans le nord du pays mais également à cause d'un manque  de consensus politique. 

     Les deux parties ex-belligérantes ont signé un accord de paix  en mars 2007 à Ouagadougou qui prévoit des élections et la  réunification du pays. Sa mise en oeuvre bute sur les questions  militaires.