BRAZZAVILLE, 4 mai (Xinhua) -- Le secteur forestier,
deuxième secteur d'exportation et de création d'emplois, reste depuis
environ huit mois l'un des plus touchéS par la crise financière
internationale avec ses conséquences comme le gèle des commandes, la
fermeture d'entreprises, et la perte d'emplois, a-t-on appris auprès de
l'administration forestière.
"A ce jour, près de la moitié des travailleurs du
secteur forestier, sur les 9.000 emplois créés, est en chômage technique
dans l'ensemble des sociétés forestières, principalement celles
implantées dans le nord Congo", a déclaré le directeur général de
l'économie forestière, Donatien Nzaba.
"Il y a quelques jours encore, nous avons été
informé de la suspension de 200 emplois au sein de la société Industrie
forestière de Ouesso (IFO)", a-t-il ajouté.
Ces suppressions de postes sont enregistrés au sein
des sociétés forestières tels que: Mokabi, IFO, ITBL, Likouala
Timber, Thanry Congo.
Le ralentissement de l'activité forestière influe
également sur le plan économique ne passe pas inaperçu dans la vie
intrinsèque des autres secteurs, notamment dans le département de la
Sangha et à Ouesso, où les sociétés forestières constituent les principaux
moteurs de l'activité économique. On constate une fote baisse des
masses salariales versées par les sociétés forestières. Par
ailleurs, les forestiers sont grands consommateurs d'hydrocarbures et
de pièces détachées et grands acheteurs d'engins pour les grands travaux.
Les conséquences de la crise sur le secteur
forestier congolais ont conduit le gouvernement a initier, en janvier
dernier, une série de mesures pour permettre aux sociétés forestières de
se tenir et d'éviter ainsi l'effondrement du secteur.
Ces mesures sont notamment la réduction à hauteur de
5% de la TVA sur les produits pétroliers importés du Cameroun, l'
augmentation du quota des bois exportés sous forme de grume de 15% à
30%.
Au plan sous-régional, un fonds de soutien
au secteur forestier devrait être mis en place à la Banque de
développement des Etats d' Afrique centrale (Bdeac) et il est aussi prévu de
s'adresser aux partenaires au développement pour un appui budgétaire à
ce secteur sinistré.