NAIROBI, 4 mai (Xinhua) -- Dans la lutte contre la
grippe A/H1N1, l'Afrique a bien intégré son système de surveillance à
celui du monde entier, a affirmé un responsable de l'Organisation
mondiale de la santé (OMS).
Le virus, qui s'est déclaré au Mexique en avril
avant de se propager à d'autres pays du monde, est une émanation des
maladies respiratoires des cochons.
Selon des sources officielles concordantes, le
nombre de cas d'infection humaine confirmés s'élève à 938 dans le monde,
dont 506 au Mexique, 245 aux Etats-Unis, 101 au Canada, 40 en Espagne,
18 en Grande-Bretagne, huit en Allemagne, les autres se répartissant
entre l'Amérique latine, l'Asie, l'Europe et l'Océanie. L'Afrique n'a
signalé aucun cas d'infection humaine confirmé jusqu'ici.
Au Mexique, au moins 19 personnes sont mortes de
cette épidémie.
Dans une interview accordée à l'agence Xinhua, Joyce
K. Onsongo, responsable de la prévention et du contrôle des maladies de
l'OMS en Afrique, a affirmé que le système de surveillance s'était
intégré à celui de la planète.
"Nous n'avons reçu aucune information sur
d'éventuels cas rapportés en Afrique...Nous avons un système de
surveillance à travers l'alerte et la réponse planétaire... Ainsi, dans la
région africaine, dans chaque pays, le système de surveillance est
intégré à la surveillance mondiale", a-t-il déclaré, ajoutant qu'en
cas d'apparition du virus, les cas de l'épidémie seraient rapportés.
"Ce que fait l'OMS est de conseiller à l'ensemble
des ministères de la Santé et des partenaires de prendre des mesures
dans le cadre de ce qui est requis pour prévenir cette maladie",
a fait savoir M. Onsongo.
"Le rôle de l'OMS est justement de faciliter
techniquement et de faciliter les orientations pour voir si les pays ont
adopté des mesures dans le cadre de leurs systèmes médicaux et s'ils les
ont appliquées.Si cela est fait, les pays peuvent déjà empêcher
l'évolution pandémique de cette maladie", a affirmé M. Onsongo.
Malgré l'absence de ce fléau sur le continent pour
le moment, l'Afrique a adopté des mesures de précaution.
L'Union africaine (UA) a demandé à tous ses pays
membres d'être "en alerte et en état de vigilance" à l'égard de
l'éventualité de tout déclenchement de cette épidémie sur le
continent.
"Etant donné que la grippe porcine (A/H1N1) ne
respecte pas les délimitations nationales, les pays membres doivent être
disposés à collaborer et à coordonner leur réponse à ce fléau", a déclaré
le président de la commission de l'UA, Jean Ping, dans son dernier
communiqué.
Les ministres de la Santé de l'UA devraient aborder
ce dossier lors de leur prochaine conférence prévue entre les 4 et 8 mai à
Addis-Abeba, en Ethiopie, a affirmé M. Ping.
Au Nigeria, le gouvernement a commandé deux millions
de doses de médicaments destinés au traitement de l'épidémie.
Au Kenya, les autorités ont adopté des mesures de
précaution pour assurer la sûreté de ses ports, aéroports et points de
passage, tout en créant des centres de surveillance dans le pays.
En Ouganda, tous les passagers arrivés dans le
pays doivent subir un examen au scanner, et doivent remplir un
formulaire indiquant en détail leur voyage et leurs informations
personnelles.