RABAT, 2 mai (Xinhua) -- Le ministre marocain de
l'Economie et des Finances, Salaheddine Mezouar, a indiqué que l'économie
marocaine bénéficierait cette année d'un taux de croissance de plus
de 5%, en dépit des répercussions des crises financière et économique
internationales sur certains secteurs.
Dans un entretien diffusé par le quotidien "Al
Hayat" dans son édition de samedi, M. Mezouar a qualifié ce taux de "l'un
des meilleurs au monde".
Il a affirmé que la croissance pourrait même
atteindre 5,7 %, à la faveur de la nette amélioration de la récolte
céréalière qui a insufflé une forte dynamique à l'économie, la hausse de
la demande de la consommation intérieure à près de 7% du produit intérieur
brut et l'adoption d'une politique ambitieuse en matière
d'investissements publics avec une enveloppe de 135 milliards de
dirhams, dont la moitié a été dépensée au cours des 4 premiers mois
de l'année.
La Banque mondiale et le Fonds monétaire
international (FMI) ont salué les résultats de l'économie marocaine qu'ils
ont considérés comme faisant partie des économies émergentes les
moins touchées par la crise économique internationale, puisque elle a
pu maintenir un taux de croissance de 5% du PIB durant les dernières
années, a-t-il rappelé.
Le ministre marocain a souligné que le Maroc est
touché par la crise économique internationale qui affecte les pays de
l'Union européenne (UE), principal marché du Maroc avec 66% des échanges
commerciaux (32 milliards d'Euro).
"La crise du chômage dans les pays de l'UE a eu des
effets négatifs sur les conditions sociales des émigrés et leurs
transferts d'argent", a-t-il précisé, estimant qu'il faut entre 2 à
3 ans pour venir à bout de cette crise, car "le chômage est devenu une
problématique structurelle internationale à moyen terme dont personne ne
peut prédire l'issue".
Le gouvernement s'attèle actuellement à
préserver les opportunités d'emploi dans les secteurs menacés, en tête
desquels figurent les industries d'exportation et le tourisme et
à soutenir les entreprises et secteurs affectés pour empêcher
le licenciement des ouvriers, a-t-il expliqué.