BEIJING, 2 mai (Xinhua) -- Huang Jianshi, expert
chinois en épidémiologie a expliqué que les gens n'avaient pas besoin de
paniquer à l'annonce d'une nouvelle forme de grippe frappant une
grande partie du monde, mais qu'ils doivent surveiller davantage
leur santé.
"Une personne ordinaire doit faire ce qu'elle fait
généralement pour se protéger d'une grippe normale," a indiqué ce
professeur du Peking Union Medical College, cité samedi par le quotidien
China Youth Daily. "Le mot clé est de rester en bonne santé."
De nombreux facteurs affectent la santé d'une
personne: le mode de vie, l'environnement naturel et social. La médecine
n'y joue qu'un petit rôle, souligne l'expert.
La Chine a confirmé vendredi son premier cas de
grippe A/H1N1 dans la Région administrative spéciale de Hong Kong (RASHK)
mais aucun cas n'a été signalé dans la partie continentale.
Le ministre de la Santé, Chen Zhu, a mis en garde
contre cette nouvelle grippe, et affirmé que le ministère avait élevé le
niveau de prévention.
Depuis l'épisode du syndrome respiratoire aigu
sévère (SRAS) en 2003, la Chine s'est beaucoup préparée à un problème de
santé d'envergure nationale, a souligné Huang Jianshi.
"Le pays a déjà développé un des réseaux de
surveillance et d'information les plus larges et rapides du monde," a-t-il
ajouté. "Les installations ont été mises en place et davantage de
personnel médical dans ce domaine a été formé."
Il est convaincu que le pays serait mieux préparé en
cas de déclaration à l'échelle nationale d'une épidémie comme le SRAS.
Huang Jianshi a toutefois remarqué que la formation du personnel
médical de base avait toujours besoin de s'améliorer: "il y aura
toujours des maladie contagieuses. Les gens doivent apprendre à
se protéger et à bien gérer leur santé", "en Chine, les maladies
chroniques font plus de dégâts que les maladies contagieuses."
La Chine compte 260 millions de malades de maladies
chroniques, a-t-il ajouté en citant le ministère de la Santé
publique.
"La médecine d'aujourd'hui, peut prévenir
et contrôler une épidémie. Celle-ci se déclare rapidement et s'achever de
la même façon," a poursuivi l'expert. "Mais la fréquence grandissante
des maladies chroniques peut saper la vigueur du pays et dépasser
la capacité de son système de santé."