NEW YORK (Nations Unies), 1er mai (Xinhua) -- L'un
des principaux objectifs du prochain sommet de l'ONU sur la crise
financière et économique, prévu en juin, est de stimuler la
confiance des populations et d'afficher l'unité de la communauté
internationale pour surmonter la crise actuelle, a indiqué vendredi
un responsable de l'ONU.
"La raison pour laquelle personne ne peut prévoir la
fin du tunnel est qu'en plus d'être financière, la crise a une dimension
psychologique", a déclaré Michael Clark, conseiller du président de
l'Assemblée générale de l'ONU Miguel d'Escoto Brkckmann, lors d'un point
de presse.
"Pour sortir de la crise, les capitaux doivent
circuler. Les capitaux privés doivent circuler. Les gens doivent réstaurer
la confiance et la conviction (...) Ils doivent avoir un sentiment
qu'un investissement ou un crédit est une décision économique
rationnelle", a souligné M. Clark.
Prévu du 1er au 3 juin, la Conférence de l'ONU sur
la crise financière et économique et son impact sur le développement a
pour objectif de demander aux dirigeants du monde d'évaluer la
situation de la pire crise économique mondiale depuis la Grande
Dépression des années 1930.
Pour lutter contre la crise, la communauté
internationale doit agir de manière coordonnée au lieu de prendre des
actions séparées, a souligné M. Clark, avant d'ajouter : "Le problème au
coeur de la crise financière est la confiance et la conviction, ce qui
constitue l'une des défis les plus difficiles à relever. "
"Il est très important que nous adoptions une
déclaration unificatrice en juin, avec laquelle 192 pays peuvent agir de
concert", a noté Michael Clark.
Lors de la Conférence internationale sur sur le
financement du développement, tenue en décembre 2008 à Doha (Qatar),
l'Assemblée générale de l'ONU a été mandatée de convoquer en juin prochain
une réunion extraoridinaire consacrée à la crise financière et
économique.
La prochaine réunion extraordinaire de
l'Assemblée générale de l'ONU sera composée de sessions pléniaires et de quatre
tables rondes, auxquelles participeront les dirigeants du monde et
des représentants du système onusien, de la Banque mondiale, du
Fonds monétaire international, des organisations civiles et du
secteur privé.