LOME, 1er mai (Xinhua) -- Des milliers de Togolais
ont pris part vendredi à la traditionnelle marche à Lomé, à l'occasion de
la fête du 1er mai.
Les gens, vêtus pour la plupart de tee-shirts et
casquettes aux logos et couleurs de leurs différentes sections et unités de
productions, ont parcouru des kilomètres avant de se retrouver
sur l'esplanade du Palais des congrès de Lomé, le plus grand centre
de loisirs de la capitale togolaise.
Discours et doléances ont meublé cette séance à
laquelle a assisté le chef de l'Etat togolais Faure Gnassingbé.
Le Premier ministre Gilbert Fossoun Houngbo, le
président de l'Assemblée nationale Abass Bonfoh, ainsi que des ministres
et députés étaient également présents.
Dans son discours, le ministre du Travail, de
l'Emploi et de la Sécurité sociale Octave Nicoué Broohm a invité les
travailleurs au renforcement du dialogue social, "outil de promotion
sociale et économique".
"Tout conflit collectif, qu'il soit national, au
niveau des branches ou secteurs d'activités ou au niveau de l'entreprise
doit être réglé au moyen du dialogue social", a souligné M.Broohm.
Selon lui, "le respect des engagements ou à défaut
l'engagement de nouvelles négociations pour trouver des alternatives
consensuelles de sortie de crise, doit être la caractéristique
fondamentale des relations entre les partenaires".
Pour le porte-parole de l'Intersyndicale des
Travailleurs du Togo (ISTT) Mathias Hlomador, le 1er mai est le moment de
" capitaliser les avancées et souligner en toute objectivité, les
insuffisances en d'oeuvrer à la recherche du bien-être du citoyen et
à la préservation de la paix, gage de tout développement".
"Il est clair aujourd'hui que les organisations
syndicales font suffisamment preuve que ce n'est pas seulement la défense
des intérêts corporatistes qui importe, mais le développement
harmonieux de la cité dans son ensemble est aussi leur
préoccupation", a souligné M. Hlomador.
Dans un "cahier de doléances" remis au chef de
l'Etat, les travailleurs ont exposé un certain nombre de "revendications
urgentes", notamment la révision immédiate de la grille
indiciaire, le relèvement du SMIG, du SMAG et des pensions de retraite de
la Caisse nationale de sécurité sociale et la révision à la baisse
du taux de dédouanement des véhicules privés.
Ils demandent également au
gouvernement d'accélérer le processus de décision relative à la prise en
charge systématique des accouchements par césariennes pratiquées dans
les hôpitaux publics.