GAZA, 1er mai (Xinhua) --
Le Premier ministre du gouvernement déchu du Hamas à Gaza, Ismaël Haniyeh,
a déclaré vendredi que le dialogue sur la réconciliation palestinienne n'a
connu aucune percée sur les questions essentielles en dépit de quelques
progrès.
Haniyeh a confié à ce qui sont venus priés vendredi
à la mosquée du camp de réfugiés de Nuseirat au centre de Gaza que
" malgré quelque progrès obtenus dans le dialogue, il n'y a
toujours pas de percée sur les questions essentielles, qui constituent le
coeur du conflit."
"A la dernière série de négociations, nous avons
progressé sur la question de l'Organisation de libération de la Palestine
(OLP). La majeure garantie de s'accorder sur cette question est de
réformer l'OLP et permettre à toutes les factions, dont le Fatah et
le Hamas, d'en faire partie," a déclaré Haniyeh.
Il a affirmé que "la pression externe et l'ingérance
dans les affaires du dialogue sont les principaux obstacles qui empêchent
de parvenir à un accord national palestinien."
Le Hamas et son rival du Fatah, fidèle au président
Mahmoud Abbas, ont tenu au Caire depuis le mois de mars quatre séries de
dialogue destinées à mettre un terme à la scission politique entre la
bande de Gaza et la Cisjordanie. Jusqu'ici, les deux parties n'ont pas été
capables de s'accorder sur la plateforme d'un gouvernement d'union.
Le Hamas dirige la bande de Gaza depuis juin 2007,
pendant que la Cisjordanie est sous le contrôle du gouvernement de Salam
Fayyad soutenu par l'Occident.
Haniyeh a déclaré "Nous sommes réellement interessés
à mettre un terme à ce schisme et à regagner notre unité. Nous n'avons pas
de choix hormis le dialogue et la compréhension dans l'intérêt
supérieur du peuple palestinien."
Au début de cette semaine, le Hamas et le Fatah ont
tenu la quatrième série du dialogue au Caire, mais ils ont décidé de
l'ajourner jusqu'au 16 mai afin d'accorder davantage de temps aux
consultations sur les nouvelles idées et propositions
égyptiennes.
Parlant des informations sur l'intention d'Abbas de
former un nouveau gouvernement en Cisjordanie, Haniyeh a déclaré "toute
mesure dans ce sens serait considérée comme une création d'obstacles
supplémentaires avant le dialogue inter-palestinien."