Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Départ de deux otages occidentaux libérés au Soudan
-
De Beers réduit sa production de diamants
-
Mbeki félicite Zuma pour la victoire de l'ANC aux élections
-
Maroc: intoxication alimentaire de 16 écoliers
-
Togo : "L'opposition a toutes les chances de remporter la victoire"
Les élections en Côte d'Ivoire, enfin? (ANALYSE)
  2009-05-01 20:17:54  

     ABIDJAN, 1er mai (Xinhua) -- Le président ivoirien Laurent  Gbagbo a affirmé jeudi que l'élection présidentielle, plusieurs  fois reportée dans son pays depuis 2005, "se fera cette année,  soit en octobre soit en novembre". 

     "La CEI (Commission électorale indépendante) se donne six  semaines pour les vérifications (de la liste électorale), après ça on fixe la date de l'élection", déclare M. Gbagbo lors d'une  interview diffusée par la télévision d'État, insistant que " l'élection se fera cette année soit, en octobre soit en novembre". 

     L'élection présidentielle est censée mettre fin à la crise que traverse le pays depuis la tentative armée de prise du pouvoir par l'ex-rébellion des Forces nouvelles (FN) en septembre 2002. 

     Le pays est lancé dans un processus de sortie de crise après  la signature de l'accord de Ouagadougou le 4 mars 2007 par les ex- belligérants. 

     L'annonce mardi par l'ambassadeur ivoirien à l'Onu Alcide  Djédjé d'une période de deux mois allant du 11 octobre au 6  décembre pour la tenue de l'élection, confirmée par la déclaration du président ivoirien, accrédite toutefois l'idée que le scrutin  aura bien lieu cette année. 

     Mais il faudra encore attendre pour connaître la date précise  du premier tour. La date sera fixée "d'ici mai ou juin", indique  le chef de l'État ivoirien. 

     En 2007 et 2008, deux décrets avaient été signés par le  président Gbagbo avec des dates précises du scrutin qui n'ont pas  été respectées faute de moyens financiers et de consensus  politique. 

     "Je ne veux pas signer un 3ème décret pour rien", martèle M.  Gbagbo qui veut s'assurer que "cette fois-ci la date (fixée) par  décret soit la date" pour la tenue effective de l'élection. 

     "L'élément handicapant" pour la fixation de la date, explique- t-il, consiste à l'opération d'identification et de recensement  électoral. 

     L'opération "avance", avec plus de six millions de personnes  enregistrées sur une estimation de huit millions, et va "s'achever très bientôt" à l'issue des séances de rattrapage en cours. 

     Il reste tout de même à mener l'opération à l'étranger et  surtout le désarmement et le redéploiement de l'administration  avec"une autorité pleine et entière" sur l'ensemble du territoire  national. 

     De l'avis général, la réunification administrative, financière et sécuritaire avec le retour à l'unicité des caisses de l'État et le transfert de pouvoir entre les responsables militaires locaux  de l'ex-rébellion et les préfets, était en panne et le feu couvait. 

     Le camp présidentiel réclamait la restauration de l'autorité  de l'État sur tout le territoire qualifiée d'"étape cruciale" du  processus de paix. 

     Les FN, se défendant de toute mauvaise volonté dans la mise en oeuvre de l'accord de Ouagadougou, ont appelé leur leader  Guillaume Soro à démissionner de son poste de Premier ministre,  avant de réclamer la tenue "impérative" cette année des élections. 

     Ces tensions intérieures ont suscité l'impatience de la  communauté internationale. 

     Devant le Conseil de sécurité de l'Onu, le secrétaire général  Ban Ki-moon a appelé la CEI ivoirienne à publier "sans plus tarder "un calendrier "réaliste" pour la tenue de l'élection avant la fin de l'année. 

     Coup sur coup, les États-Unis et la France ont également  appelé à l'organisation des élections en 2009. 

     Pour de nombreux analystes, l'annonce à l'Onu de M. Djédjé  entendait répondre aux inquiétudes de la communauté internationale. De même l'interview télévisée de M. Gbagbo devrait mettre fin à  toutes les interrogations sur la date de la tenue des élections. 

     Pour la CEI, l'année 2009 reste "un objectif" et "une exigence ". Même si, pour l'heure, on tourne en rond.