BEIJING, 30 avril (XInhua)
-- Les pays du monde entier prennent actuellement des mesures urgentes
pour enrayer la propagation de la grippe porcine, nouveau virus grippal
qui a tué 176 personnes au Mexique et qui sévit aux Etats-Unis, en Europe
et en Asie.
Alors que les Pays-Bas ont confirmé jeudi leur
premier cas de grippe porcine, devenant ainsi le 12ème pays contaminé par
le virus mortel, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a élevé
le niveau d'alerte pandémique de la grippe porcine à la phase 5,
indiquant l'imminence d'une pandémie.
Dans le contexte difficile actuel, l'épidémie de
grippe porcine représente non seulement une menace sérieuse pour la
santé et la vie de la population, mais aussi un coup dur pour
l'économie mondiale, qui montre en ce moment des faibles signes de
reprise.
Empêcher la propagation de la grippe porcine le plus
rapidement possible est une mission d'urgence pour la communauté
internationale. Pour les pays individuels, réduire la nuisance de la
maladie pour les autres pays au minimum est une obligation
internationale.
Ces dernières années, de nombreux pays, dont la
Chine, ont réussi à contrôler le SRAS et l'épidémie de grippe aviaire.
Leurs succès indiquent que seuls par les efforts conjoints des
gouvernements et de tous les secteurs sociaux, ils pourront
maîtriser efficacement des épidémies similaires dans un temps
relativement court.
Une partie importante de ces efforts conjoints est
la réponse efficace des gouvernements et des diverses agences publiques.
Une menace d'épidémie incite les gouvernements à prendre des mesures
d'urgence comme la détection et l'é valuation de l'épidémie, la
diffusion d'informations en temps voulu, le stockage et la
distribution de médicaments et de vaccins, ainsi que des mesures de
quarantaine et d'isolation de protection.
Tout cela constitue un test grave pour le
gouvernement, et tout retard entraînera de lourdes pertes.
Les efforts conjoints appellent également à
l'assistance et au soutien de l'ensemble de la société ainsi que de la
communauté internationale.
Les experts médicaux doivent rédiger des plans pour
le diagnostique, le traitement et la prévention de la maladie. Les
médias, pour leur part, doivent disséminer des informations exactes
et nécessaires pour apaiser la population inquiète et empêcher toute vague
de panique, au lieu de propager des rumeurs sensationnelles.
Par ailleurs, la communauté internationale doit
offrir son aide effective aux pays touchés. Il s'agit non seulement d'une
obligation humanitaire, mais aussi d'une nécessité. Un pays se
sauvera seulement s'il fait de son mieux pour aider les autres, car
une maladie n'a pas de frontières.
La capacité des humains à combattre les pandémies
comme la grippe porcine vient au bout du compte de la science, qui inclue
la compréhension des maladies, et la popularisation de la science
médicale qui permet de la soigner.
La pandémie grippale de 1918 (plus connue sous le
nom de grippe espagnole) a fait 20 à 40 millions de victimes dans le
monde. Mais seul un dixième de ces personnes sont mortes de la
grippe asiatique au milieu du 20ème siècle. Au 21ème siècle, les
gens connaissent mieux les maladies et disposent de meilleurs moyens
pour combattre les maladies infectieuses. Il ne fait aucun doute que la
grippe porcine sera contrôlée si les gouvernements et habitants du monde
joignent leurs forces dans la lutte contre l'épidémie mondiale.