
La photo, dévoilée le 25 avril 2009, montre le
projet architectural du Shanghai Entreprises Hall de l'Exposition universelle
2010 de Shanghai vu de jour.
Par LI Xuemei
PARIS, 30 avril (Xinhua) -- Le secrétaire général du
Bureau international de l'exposition (BIE), Vincente Gonzales
Loscertales, ne cache pas sa confiance et son optimisme vis-à-vis des
efforts déployés par son organisation et les organisateurs de
l'Exposition universelle deShanghai pour faire la plus belle exposition de
l'histoire.
"Il faut continuer à croire qu'on va faire la plus
belle exposition de l'histoire", a souligné mardi M. Loscertales, dans
un entretien avec Xinhua dans son bureau à Paris, à un an
d'ouverture de l'exposition universelle de Shanghai, prévu du 1er
mai au 31 octobre 2010.
"Nous avons le plus grand site de l'histoire de
l'exposion, très bien ménagé, dans les deux rives de fleuve" Huangpu qui
traverse la ville de Shanghai, a déclaré M. Loscertales, avant
d'ajouter : "Nous sommes en train de créer un site qui répond aux
défis d'accueillir 70 millions de personnes, c'est-à-dire plus de
400.000 personnes par jour!"
Un grand nombre de pays ou organisations
participantes ont déjà démarré les travaux de constructions de pavillons
dans un espace d'une superficie de 5,28 km2, équivalente à vingt fois
celle de la dernière Exposition universelle à Saragosse (Espagne). "Là,
nous attendons voir à peu près 39 ou 40 pavillons par des pays", a
noté M. Loscertales, non sans fierté.
Jusqu'à la mi-avril, un nombre record de 187 pays et
47 organisations ont confirmé leur participation à cette exposition,
selon le comité national d'organisation de l'Expo-2010.

La photo, dévoilée le 25 avril 2009, montre le
projet architectural du Shanghai Entreprises Hall de l'Exposition universelle
2010 de Shanghai vu de jour.
Les organisateurs ont prévu un investissement total
de 30 milliards de yuans (4,4 milliards de dollars), dont 20 milliards
de yuans (2,9 milliards de dollars) pour les travaux
d'infrastructures.
Face à la tempête financière, qui frappe nombre de
pays sur la Planète, M. Loscertales a affirmé : "Pour l'instant, nous
n'avons pas reçu l'annulation de la participation à Shanghai en raison de
la crise."
Le BIE et les organisateurs de Shanghai ont préparé
un plan B : si un pays ne peut pas construire son pavillon, le comité
d'organisation en prendra en charge. "Nous sommes en train de lutter
pour qu'aucun pays ne quitte l'expo", a souligné M. Loscertales.
Il a par ailleurs salué le thème "Meilleure ville,
Meilleure vie" de l'exposition de Shanghai. "C'est un thème merveilleux,
je pense que la ville est le phénomène le plus intéressant de notre
civilisation", s'est réjoui ce sexagénaire, cheveux et barbe de
couleur gris-blanc.
"La Chine a voulu créer avec ce thème le grand
dialogue avec la communauté internationale. Elle introduit aussi
l'innovation dans cette expo, qui est la meilleure pratique de la vie
urbaine. Là on va pouvoir voir tous les meilleures pratiques des villes du
monde, alors ça c'est un élément très important pour les citoyens
chinois, de voir les systèmes de transport, de recyclage et la
construction écologique", a expliqué cet Espagnol né à Séville.
"Du point de vue du BIE, qui a maintenant 155 Etats
membres, c'est l'occasion d'amener les pays en Chine. La Chine accueille
le monde et le monde est accueilli par la Chine pour développer un
dialogue sur le problème important, celui de la vie urbaine", a-t-il
poursuivi.
Pour lui, "la présence de tous les pays en Chine
montre qu'ils reconnaissent les progrès de la Chine et qu'ils considèrent
la Chine comme un partenaire et un ami essentiel."
"Le fait que la Chine organise cette exposition
montre que la culture chinoise est devenue de plus en plus reconnue,
populaire et acceptée au monde, et que les 5.000 années d'histoire de la
Chine font partie du patrimoine le plus important de l'humanité.
L'exposition est donc l'occasion pour que les gens se rappellent
qu'il y a beaucoup d'inventions, des choses qui sont dans notre vie
quotidienne, c'est la culture chinoise et la société chinoise qui les a
créées il y a plusieurs milliers d'années", a-t-il fait remarquer.
"J'ai le privélège depuis l'année 2000 d'être en
contact avec les organisateurs chinois, j'ai apprécié pendant toutes ces
périodes le grand enthousiasme, le grand engagement et la grande
capacité", a rappelé le secrétaire général du BIE.
Interrogé sur les changements que l'exposition
pourrait apporter à la Chine, M. Loscertales a évoqué une augmentation
d'activités économiques.
Selon les estimations d'autorités chinoises,
l'exposition universelle rapporterait un revenu direct de 11 milliards de
yuans (1,6 milliards de dollars), et une recette indirecte de 80
milliards de yuans (11,7 milliards de dollars), sans compter les
emplois créés à cette occasion et la force d'impulsion donnée à
l'économie shanghaienne.
"Mais le peuple chinois s'attend plus que ça, ce
qu'il attend, c'est l'ouverture, que le reste du monde connaisse ce que la
Chine a fait, et le peuple chinois espère aussi voir que ses efforts
soient reconnus par le monde et que la Chine soit non seulement une
grande puissance, un grand pays fier de sa culture, traditionnel, mais
aussi un pays ouvert au monde, ça c'est très important", a indiqué M.
Loscertales.
A un an d'ouverture de cette exposition attendue,
"il faut continuer à travailler dur, il faut continuer à croire qu'on va
faire la plus belle exposition de l'histoire... La partie finale de
cette course du marathon est l'expo", a conclu le secrétaire général du
BIE.