LOME, 28 avril (Xinhua) -- Les instances
dirigeantes et les partenaires impliqués dans l'Organisation du
Corridor Abidjan-Lagos (OCAL), pour une réduction sensible de la propagation
du VIH/Sida sur l'axe traversant le Nigeria, le Bénin, le Togo, le Ghana et
la Côte d'Ivoire, ont entamé mardi à Lomé un atelier régionale de
réflexion sur une seconde phase de ce projet, a appris l'Agence Xinhua
auprès de cet atelier.
Il s'agit d'une session conjointe de trois jours qui
devra dresser le bilan et apprécier les actions menées pendant 18 mois
dans la première phase qui s'achève le 31 août 2009.
La session devra aussi envisager la seconde phase,
surtout trouver le financement adéquat pour son exécution, alors qu'elle
est attendue pour prendre fin le 31 août 2012.
La session aboutira au renouvellement des instances
dirigeantes de ce programme et à la validation du dossier de demande de
financement.
Selon des sources au près de cet atelier, le Fond
mondial est " prêt " à financer cette deuxième phase, en raison des
"actions sensibles " de la première.
II est cité notamment, l'implantation des comités
d'éducation, d'information et de communication sur toutes les frontières
et des gare-routière, la disponibilité des préservatifs pour la
prévention du VIH/Sida et des anti-rétroviraux pour les personnes
déjà atteinte.
Du 30 juin au 30 juillet 2009, l'Organisation du
Corridor Abidjan-Lagos entend organiser la quatrième édition de la
"caravane pour la vie ". Cette caravane fait suite au " succès sans
précédent " de la troisième édition.
Elle vise à sensibiliser directement 5 millions de
personnes avec un accent particulier sur les jeunes hommes et jeunes
filles ainsi que les populations mobiles, dépister 20.000 personnes à
l'aide du laboratoire mobile, diagnostiquer et traiter 20.000 cas
d'infections sexuellement transmissibles.
Cette caravane projette également
distribuer 1.560.000 préservatifs masculins et féminins aux populations mobiles,
aux populations à risque aux frontières avec un accent
particulier sur les corps habillés, les travailleuses de sexe et
les transporteurs.