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Niger: Atelier de présentation de la campagne " nous pouvons  mettre fin à toutes les violences faites aux femmes"
  2009-04-29 08:43:56  

      NIAMEY, 28 avril (Xinhua) -- Un atelier de présentation de la campagne "nous pouvons mettre fin à toutes les violences faites aux femmes" s'est ouvert, mardi à Niamey, sous la présidence de la ministre de la Promotion de la femme et de la Protection de  l'enfant, Mme Barry Bibata Niandou. 

     Cet atelier qui durera trois jours, vise à expérimenter de  nouvelles approches de lutte contre les violences faites aux  femmes au Niger. 

     Dans son discours d'ouverture, Mme Barry Bibata Niandou a  rappelé que " les violences faites aux femmes constituent la  violation des droits humains la plus répandue. Les femmes étaient  et sont toujours soumises à des lourdes épreuves de violences  physiques, psychologiques, morales, économiques et sociales de  toutes sortes". 

     "Au Niger, l'ampleur du phénomène et la gravité de la  situation font que la lutte contre les violences faites aux femmes constitue une préoccupation majeure aussi bien pour l'Etat que  pour l'ensemble des acteurs qui interviennent dans le domaine",  a-t-elle par la suite ajouté. 

     Mme Barry Bibata Niandou a enfin affirmé qu'elle ne doute point que les participants feront un travail remarquable et que leurs  réflexions permettront sans nul doute de puiser ce qu'il y a de  mieux dans cette approche et l'adapter au contexte socioculturel  du Niger.  

     Quant à Mme Fatima Ibrahim, représentante de Oxfam Québec, elle a déclaré que "la violence basée sur le genre est un problème  grave qui n'est ni une affaire privée ni un élément normal de la  société, bien au contraire c'est un problème de santé publique  majeur".  

     "Le problème de violences faites aux femmes et aux enfants se  pose plus en terme de plaidoyer qu'en terme de lois. Il faut donc  amener la population tant urbaine que rurale à changer de  mentalité. La pauvreté à laquelle est confrontée la femme dans nos sociétés est la principale raison de son exposition aux violences  de genre", a-t-elle ajouté.