NIAMEY, 28 avril (Xinhua) -- Un atelier de
présentation de la campagne "nous pouvons mettre fin à toutes les violences
faites aux femmes" s'est ouvert, mardi à Niamey, sous la présidence de
la ministre de la Promotion de la femme et de la Protection de
l'enfant, Mme Barry Bibata Niandou.
Cet atelier qui durera trois jours, vise à
expérimenter de nouvelles approches de lutte contre les violences faites
aux femmes au Niger.
Dans son discours d'ouverture, Mme Barry Bibata
Niandou a rappelé que " les violences faites aux femmes constituent la
violation des droits humains la plus répandue. Les femmes étaient et
sont toujours soumises à des lourdes épreuves de violences physiques,
psychologiques, morales, économiques et sociales de toutes sortes".
"Au Niger, l'ampleur du phénomène et la gravité de
la situation font que la lutte contre les violences faites aux
femmes constitue une préoccupation majeure aussi bien pour l'Etat que
pour l'ensemble des acteurs qui interviennent dans le domaine",
a-t-elle par la suite ajouté.
Mme Barry Bibata Niandou a enfin affirmé qu'elle ne
doute point que les participants feront un travail remarquable et que leurs
réflexions permettront sans nul doute de puiser ce qu'il y a de
mieux dans cette approche et l'adapter au contexte socioculturel du
Niger.
Quant à Mme Fatima Ibrahim, représentante de Oxfam
Québec, elle a déclaré que "la violence basée sur le genre est un problème
grave qui n'est ni une affaire privée ni un élément normal de la
société, bien au contraire c'est un problème de santé publique
majeur".
"Le problème de violences faites aux femmes et
aux enfants se pose plus en terme de plaidoyer qu'en terme de lois. Il
faut donc amener la population tant urbaine que rurale à changer
de mentalité. La pauvreté à laquelle est confrontée la femme
dans nos sociétés est la principale raison de son exposition aux
violences de genre", a-t-elle ajouté.