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La grippe porcine, un nouveau défi pour la relance de l'économie  mondiale (PAPIER D'ANGLE)
  2009-04-28 20:41:29  

    Par LI Rong et WANG Zhao  

     BEIJING, 28 avril (Xinhua) -- Des craintes se font jour quant  au risque de voir l'épidémie de grippe porcine compromettre l'écomonie mondiale déjà fragilisée et ainsi neutraliser la  reprise. 

     Au Mexique, foyer de la maladie mortelle, on dénombre près de  2.000 cas suspects et au moins 152 morts. Aux Etats-Unis, pays  voisin au nord du Mexique, 40 cas ont été enregistrés, dont 28  élèves d'une école de New York. Des cas confirmés et suspects ont  été rapportés en Europe, en Océanie et en Asie et au Moyen-Orient. 

     L'industrie touristique en Amérique du Nord est la première  affectée par les conséquences de l'épidémie dans la mesure où les  gens choisissent de rester chez eux et où les différents  gouvernements de par le monde conseillent à leurs citoyens  d'éviter tout déplacement non indispensable en Amérique du Nord. 

     TUI Travel, le plus grand tour-opérateur européen, a indiqué  qu'il suspendait tous ses voyages à destination de Mexico jusqu'au 4 mai. Le géant japonais du tourisme, JTB Corp, a aussi suspendu  ses voyages au Mexique jusqu'au au 30 juin. 

     Le gouvernement américain a conseillé à sa population d'éviter  de se rendre au Mexique et a renforcé le contrôle à sa frontière  avec le Mexique.  

     La commissaire européenne à la Santé, Androulla Vassiliou, a  appelé les citoyens des pays de l'UE à éviter les déplacements non essentiels dans les zones les plus affectées par la grippe porcine, pour éviter tout risque de propagation de la maladie. 

     La Grande-Bretagne, la France et l'Allemagne ont émis des avis  similaires, invitant leurs citoyens à ne pas se rendre au Mexique. 

     L'éruption d'une importante épidémie signifie une réduction  d'opportunités d'affaires et un commerce peu enthousiaste. En 2008, une pandémie de grippe avait coûté 3.000 milliards de dollars  s'était soldée par une baisse de 5% du PIB, d'après des données de la Banque mondiale. 

     Un tel scénario serait très difficile à encaisser à l'heure où  tous les pays du monde tentent de relancer leurs économies. Des  analystes ont prévu que certaines mesures pour contenir l'épidémie pourraient absorber les premiers résultats du redressement de  l'économie. 

     Selon des observateurs, la grippe porcine pourrait avoir des  conséquences sur divers secteurs de l'économie mondiale. Les  conséquences négatives pourraient dépasser les secteurs du  tourisme et des transports et s'étendre aux industries alimentaire et auxiliaires. 

     D'après Brain Bethune, économiste du cabinet IHS Global Insight, la grippe porcine amplifie les risques de rechute de l'économie,  revenant sur ses propos du début du mois lorsqu'il avançait que  "le moment le plus difficile de la récession était passé". 

     Les cours du pétrole brut ont enregistré une forte baisse lundi matin sur fond d'inquiétude de voir la grippe porcine tirer  l'économie mondiale vers le bas. 

     A New York, le baril de brut léger a chuté à 48,01 dollars à la mi-journée. 

     Les craintes d'une propagation du virus de la grippe porcine a  poussé les investisseurs à placer leur argent dans des valeurs  plus sûres. La devise américaine se situait à environ 1,3021  dollar pour un euro. 

     Les seuls bénéficiaires ont été les fabricants de médicaments  puisque la propagation de la grippe porcine gonflera les ventes  des entreprises pharmaceutiques. 

     Le président américain, Barack Obama, a déclaré que la menace  d'une épidémie de grippe porcine constitue légitimement une source d'inquiétude mais qu'il n'y a pas de quoi "tirer la sonnette  d'alarme". 

     L'administration Obama a affirmé qu'il est trop tôt pour  déterminier l'éventuel impact économique et que des responsables  du département américain du Trésor surveillent la situation.