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La CAE cherche un accord vers la création d'un marché commun  (AVANT PAPIER)
  2009-04-28 18:46:00  

   ARUSHA (Tanzanie), 28 avril (Xinhua) -- La Communauté de  l'Afrique de l'Est (CAE) doit se réunir mercredi en sommet à  Arusha en Tanzanie pour chercher un consensus en vue de la  signature d'un accord portant sur l'établissement d'un marché  commun dans la sous-région.  

     Fondée en 1999, la CAE regroupe le Kenya, l'Ouganda, la  Tanzanie, le Burundi et le Rwanda. Elle aspire à élargir et à  approndir la coopération entre Etats partenaires en vue d'une  intégration sous-régionale. 

     La création d'un marché commun constitue la deuxième étape du  processus d'intégration est-africain, qui doit conduire vers la  mise en place d'une union monétaire d'ici 2012 et d'une fédération politique des Etats de l'Afrique de l'Est. Dans la prémière étape  de ce processus, la CAE a déjà lancé, en janvier 2005, une union  douanière. 

     Les négociations formelles sur le marché commun devaient  initialement toucher à sa fin en décembre 2008, mais ont été  prolongées en raison des divergences au sein du bloc en ce qui  concerne les dossiers d'identification nationale, de la gestion  foncière et de la citoyenneté fixible, selon un communiqué de la  CAE. 

     Le Kenya, le Rwanda, le Burundi et l'Ouganda sont favorables à  une permission de l'utilisation de cartes d'identité nationale  comme l'un des documents de voyage officiels dans l'espace de la  communauté, ce qui devrait faciliter la libre circulation de leurs titulaires. 

     Mais la Tanzanie s'y oppose, insistant sur le fait que les  cartes d'identité nationale ne sont pas reconnues au niveau  international. Elle propose l'utilisation d'un passeport national  ou un passeport est-africain. 

     S'agissant de la gestion foncière, le Kenya, le Rwanda, le  Burundi et l'Ouganda l'ont inscrite dans l'accord-cadre sur le  marché commun, en estimant qu'il s'agit d'un facteur de  production. Ils préconisent que les ressortissants d'un Etat  membre devraient avoir le droit d'accès et d'utilisation de terres dans un autre pays de la communauté, et ce pour leurs besoins de  production ou de commerce. 

     La Tanzanie est en désaccord avec cette préconisation, arguant  que la gestion de terres est sensible et provoque souvent des  conflits civils suite à une distribution non équitable.  

     Rappelant que les Etats membres ont des politiques et systèmes  fonciers différents, la Tanzanie préfère éliminer les articles  relatifs à la gestion de terres de l'accord-cadre.  

     Quant à la question de la citoyenneté fixible, le Kenya, le  Rwanda, le Burundi et l'Ouganda souhaitent qu'un ressortissant  habitant dans un Etat membre de de la communauté autre que son  pays natal pendant une certaine période doive obtenir  automatiquement une citoyenneté de son pays de résidence. 

     Mais pour la Tanzanie, cette question n'est pas prévue dans sa  constitution et il s'agit d'une question qui touche à la  souveraineté.  

     Les négociateurs se sont mis d'accord sur 98% du projet de  l'accord-cadre, et ont accepté de soumettre les questions en  suspens au sommet de la CAE, a déclaré Julius Onen, secrétaire  général adjoint de la communauté chargé des projets et des  programmes, dans un entretien récent avec Xinhua.  

     "Nous espérons que le sommet qui doit s'ouvrir le 29 avril  devrait permettre de satisfaire le souhait", a indiqué M. Onen,  avant ajouter : "Nous souhaitons et nous sommes convaincus que cet protocole d'accord ouvrira les portes et fournira des opportunités pour unir le peuple de l'Afrique de l'Est en un seul marché,  prospère et compétitif."