NATIONS UNIES 27 avril (Xinhua)
-- Le secrétaire général des Nations unies, Ban Ki-moon, a déclaré lundi à
l'ONU que la réforme du système économique international requiert plusieurs
étapes et les Nations unies 'devraient être pleinement engagées dans le
processus de réforme."
Le secrétaire général a fait la déclaration dans son
allocution d'ouverture lors d'une rencontre de haut niveau du Conseil
économique et social des Nations unies (ECOSOC) avec les
institutions de Bretton Woods, l'Organisation mondiale du commerce et
la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement.
"Réformer le système économique international
requiert plusieurs étapes, et doit impliquer tous les pays," a-t-il
déclaré.
"Le système actuel a émergé à travers la Conférence
des Nations unies de 1944 à Bretton Woods (aux Etats-Unis)," a-t-il
déclaré. " Les Nations unies, avec son rôle important et ses
responsabilités ainsi que son nombre de membres universels, devrait être
pleinement engagée dans le processus de réforme."
"La paix, la stabilité et la prospérité sont
indivisibles," a-t- il déclaré. "Parvenir à ces objectifs demandera une
réforme visionnaire et une action décisive de la part de tous les membres
de la communauté internationale."
Entre temps, le secrétaire général a encouragé les
participants à générer des idées pour la réussite de la conférence
onusienne, devant être convoquée en juin par l'Assemblée générale.
Ont aussi pris part à cette rencontre, plus de 100
officiels de haut niveau, dont les ministres des Finances, de l'Economie,
du Développement de la Grande-Bretagne, de la Bolivie, de
l'Allemagne, de la Grèce, de l'Iran, et de la Slovaquie, et des gouverneurs
de banque centrale.
Le système des Nations unies, dont les institutions
de Bretton Woods, prévoit une baisse de l'économie mondiale en 2009, et
"ceci diminuera les revenus moyens des populations dans la quasi
totalité du monde," a-t-il estimé.
"Le commerce mondial est en ruine," selon lui. "Des
centaines de millions de personnes perdent leurs emplois, leurs revenus et
leur capacité de survie."
"Dans trop d'endroits au monde, la frustration a
éclaté en violentes protestations, menaçant la stabilité et la paix,"
a-t-il déclaré.