GENEVE, 27 avril (Xinhua) -- L'Organisation mondiale
de la santé (OMS) a mis en place, en 2005, suite à la menace de la
grippe aviaire, un système d'alerte mondiale sur les risques
pandémiques, qui est composé de 6 échelles.
Selon l'OMS, au cours de la phase 1 de ce système
d'alerte, aucun virus circulant parmi les animaux n'a été à l'origine
d'infections chez l'homme.
Dans la phase 2, un virus de la grippe animal qui
circule parmi les animaux domestiques ou sauvages est connu pour avoir
causé une infection chez l'homme, et est donc considérée comme
une potentielle menace de pandémie.
Dans la phase 3, un virus grippal existant sur les
animaux ou l'homme a causé des cas sporadiques ou de petits groupes de cas
dans la population, mais n'a pas abouti à la transmission durable et
suffisante de l'homme à l'homme.
Les trois premiers niveaux correspondent à une phase
de préparation, l'infection majoritairement animale n'ayant encore
fait que peu de victimes parmi les hommes, explique l'OMS.
La phase 4 se caractérise par une vérification de la
transmission de l'homme à l'homme d'un virus grippal capable de
provoquer une épidémie dans une communauté. La phase 4 marque une
"montée en puissance significative" du risque de pandémie, mais
n'implique pas qu'une pandémie est inévitable, précise l'OMS.
La Phase 5 est caractérisée par la propagation du
virus entre l'homme dans au moins deux pays d'une même région, indique
l'OMS, soulignant que si la plupart des pays ne seront pas affectés à ce
stade, la déclaration de la phase 5 est un signal fort qu'une
pandémie est imminente et qu'il reste peu de temps pour s'y
préparer.
La phase 6, phase de la pandémie, est caractérisée
par la propagation d'un virus dans deux régions distinctes dans le
monde, déclare l'OMS.
Le niveau d'alerte pandémique mondial actuel
est de phase 3, marquant le "potentiel pandémique" de la maladie.