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Sri Lanka : les rebelles annoncent un cessez-le-feu unilatéral
  2009-04-27 07:15:31  

     COLOMBO, 26 avril( Xinhua) -- Les rebelles des Tigres  tamouls sri-lankais ont déclaré dimanche avoir annoncé un cessez- le-feu unilatéral face à la crise humanitaire sans précédent et en réponse aux appels lancés par la communauté internationale, mais  l'offre a été rejetée par le gouvernement. 

     « Face à la crise humanitaire sans précédent et en réponse aux  appels lancés par l'ONU, l'UE, les gouvernements des Etats-Unis,  de l'Inde et autres, les Tigres de libération de l'Eelam tamoul ( LTTE) ont annoncé un cessez-le-feu unilatéral », a rapporté le  secrétariat pour la paix des LTTE dans un communiqué. 

     « Toutes les opérations militaires de l'offensive des LTTE  cesseront avec un effet immédiat », a ajouté le communiqué. 

Les rebelles des Tigres  tamouls sri-lankais ont déclaré dimanche avoir annoncé un cessez- le-feu unilatéral face à la crise humanitaire sans précédent et en réponse aux appels lancés par la communauté internationale, mais  l'offre a été rejetée par le gouvernement.

     Cependant, le gouvernement sri-lankais a rejeté l'offre de  cessez-le-feu, insistant sur le fait que les LTTE doivent déposer  les armes et se rendre.  

     Le secrétaire sri-lankais à la Défense, Gotabaya Rajapakse,  jeune frère du président Mahinda Rajapakse, a déclaré que cette  offre est « une blague », car les LTTE « ne se battent pas contre  nous, ils nous fuient ». 

     Il a souligné qu'un cessez-le-feu est inutile et que les LTTE  doivent se rendre. 

     Lakshman Hulugalle, directeur général du Centre des médias pour la sécurité nationale du gouvernement a déclaré à Chine Nouvelle  par téléphone que les LTTE « doivent déposer les armes et se  rendre. Nous poursuivrons notre opération humanitaire ». 

     M. Hulugalle a tenu à préciser qu'en réalité le gouvernement  n'a pas donné de réponse formelle, car en aucune manière les LTTE  informent officiellement le gouvernement de leurs décisions. 

     Les LTTE ont déclaré dans un communiqué que plus de 165 000  personnes vivant sur la zone côtière toujours sous le contrôle des LTTE dans le district de Mullaithivu (nord de l'île) sont sujettes à des attaques continues par la marine sri-lankaise, la force  aérienne et l'infanterie. 

Les rebelles des Tigres  tamouls sri-lankais ont déclaré dimanche avoir annoncé un cessez- le-feu unilatéral face à la crise humanitaire sans précédent et en réponse aux appels lancés par la communauté internationale, mais  l'offre a été rejetée par le gouvernement.

     « Ceux qui ont été sortis de la zone de guerre ont été arrêtés  et détenus dans des camps de concentration où ils sont torturés,  en violation de toutes les conventions internationales. Ces  Personnes déplacées internes (PDI) ne peuvent pas rentrer chez  elles. Au lieu de cela, certains servent de bouclier humain par  les forces sri-lankaises », ont indiqué les LTTE dans un  communiqué. 

     Les LTTE ont fait savoir qu'ils saluent les Nations Unies et  ses agences pour aider la population civile et sont prêts à  coopérer avec elles dans ses efforts humanitaires. 

     « Nous sommes convaincus que la crise humanitaire ne peut être  résolue qu'avec la déclaration d'un cessez-le-feu immédiat. Pour  première mesure, nous avons annoncé ce cessez-le-feu unilatéral et appelons la communauté internationale à faire pression sur le  gouvernement sri-lankais pour qu'il en fasse de même », a ajouté  le communiqué. 

     Le sous-secrétaire général chargé de l'ONU des affaires  humanitaires et coordinateur des affaires humanitaires, John  Holmes, effectue actuellement une visite de trois jours au Sri  Lanka pour évaluer les efforts humanitaires du gouvernement. 

     Quelques 50 000 civils seraient encore coincés dans le conflit entre les troupes du gouvernement et les LTTE dans la zone de  sûreté de 10 km² de Puttumatalan, petite ville située à près de  400 km au nord-est de la capitale Colombo. 

     L'armée a fait savoir qu'elle a sécurisé près de 110 000 civils coincés dans la zone de sûreté depuis lundi, quand les troupes ont pénétré les lignes de défense des LTTE et sont entrés dans la zone.  

     Le gouvernement a annoncé être sur le point d'éliminer  totalement les LTTE, alors que presque tout leur territoire de 15  000 km² a été saisi par le gouvernement lors d'une offensive  militaire lancée en 2006.