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Les pourparlers d'unité palestiniens sur une route bosselée (ANALYSE)
  2009-04-26 10:27:23  

    Par Muhammad Yamany et Chen Gongzheng

     LE CAIRE, 25 avril (Xinhua) -- Le mouvement islamique  palestinien du Hamas et le mouvement du Fatah dirigé par le  président palestinien Mahmoud Abbas lanceront le 4e cycle de  pourparlers dimanche au Caire pour examiner une proposition  égyptienne appelant à la formation d'un comité national  palestinien chargé de maintenir des liaisons entre la bande de  Gaza et la Cisjordanie jusqu'à l'organisation des élections  générales en janvier prochain. 

     L'Egypte a présenté la proposition pour donner un argument  fondamental entre les deux groupes sur la formation d'un  gouvernement d'unité avec une plate-forme politique conformée aux  conditions internationales, principalement la reconnaissance de  l'Etat d'Israël. 

     Le nouveau cycle de dialogue inter-parlestinien tentera de  s'attaquer aux questions en suspens, telles que l'échec des deux  factions à parvenir à un programme politique sur un gouvernement  d'unité et des divergences sur la loi électorale et le système de  représentation pour les élections de 2010. 

     Des responsables des mouvements rivaux du Hamas et du Fatah  ont déclaré samedi qu'ils avaient de véritables intentions de  parvenir à une reconciliation lors d'un nouveau cycle de dialogue  inter-palestinien qui doit commencer dimanche au Caire. 

     "La délégation du Hamas apporte de nouvelles idées et diverses options pour couronner le dialogue palestinien de succès", a  indiqué Mushier al-Massri, un législateur du Hamas basé à Gaza. 

     "Les hauts responsables du Fatah ont précisé que le dialogue  devait réussir comme un haut intérêt pour le peuple", a souligné  Amin Maqboul, un officiel du Fatah en Cisjordanie. 

     Cependant, des analystes estiment que les opportunités de  succès de ces pourparlers ne sont pas tellement optmistes, vu la  présence du gouvernement de droite israélien du Premier ministre  Benjamin Netanyahu et des pressions des Etats-Unis sur le Hamas. 

     "Les factions palestiniennes ne pourront parvenir à aucun  accord durant ce round de pourparlers, car les Etats-Unis  contrôlent les entretiens et pressent le Hamas à reconnaître  Israël et à s'en tenir aux conditions posées par le Quartette  international", a fait savoir à Xinhua un analyste palestinien  basé au Caire, Abdel Kader Yaseen.  

     Le Quartette international, qui comprend les Etats-Unis, les  Nations unies, la Russie et l'Union européenne, a lié la  reconnaissance du gouvernement palestinien avec celle d'Israël et  la condamnation de la violence. 

     Le porte-parole du Hamas Fawzi Barhum a aussi admis samedi que la nouvelle session de pourparlers de reconciliation palestinienne devra être probablement "difficile". 

     "Cette session de pourparlers sera la plus difficile du fait  de l'absence d"une fliexibilité dans les trois sessions  précédentes", qui n'ont obtenu aucun progrès dans le dialogue, a  évoqué M. Barhum. 

     "S'ils (le Fatah et le Hamas) formeront un gouvernement, il  sera un gouvernement d'unité nationale, un gouvernement  technocrate, un gouvernement qui regroupera des figures  indépendantes et professionnelles", a déclaré à Xinhua l'ancien  ambassadeur d'Egypte en Israël, Mohamed Bassioni. 

     Le président Abbas a déclaré dans le passé qu'il avait  l'intention de former un gouvernement technocrate qui supervisera  la reconstruction de Gaza et préparera les prochaines élections  générales. 

     Le Fatah espérait que la formation d'une gouvernement  technocrate mettra fin au boycottage imposé sur le Hamas par  Occident, en accélérant ainsi le processus de reconstruction dans  la bande de Gaza. 

     Cependant, le porte-parole du Hamas Ayman Taha a indiqué que  la reconstruction de la bande de Gaza était hautement essentielle, mais elle devait être au dépens des positions de son parti envers  la reconnaissance d'Israël car elle est inchangeable. 

     La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton a exprimé sa  doute que les factions palestiniennes rivales puissent parvenir à  un accord sur un gouvernement d'unité. 

     Elle a affirmé mercredi devant la commission des affaies  étrangères de la chambre des représentants que les Etats-Unis ne  contactera pas ni financera un gouvernement palestinien qui  regroupe le Hamas à moins qu'il ne se conforme aux trois  conditions internationales. 

     Bien que le processus de pourparlers soit difficile, a dit M. Yaseen, l'Egypte continue à abriter les pourparlers entre les  factions palestiniennes. 

     Il a révélé que le chef du service des rensignements d'Egypte Omar Suleiman avait voyagé en Israël pour promouvoir certaines  idées visant à résoudre le problème, mais les Etats-Unis les ont  complètement rejetées. 

     M. Bassinoni a également affirmé : "le rôle égyptien est  crucial et c'est pourquoi l'Egypte confié à M. Suleiman de  rencontrer des officiels israéliens". 

     Mais il a fait remarquer que l'Egypte était simplement un  médiateur qui "n'exercera aucune pression sur le Fatah et le Hamas ou une autre faction".