OUAGADOUGOU, 25 avril (Xinhua) -- Les représentants
des Etats ouest-africain ont plaidé pour que les frontières soient une
"passerelle de développement" entre les peuples d'Afrique, à l'issue
d'une conférence sous-régionale sur le Programme frontière de l'Union
africaine (UA), clôturé samedi à Ouagadougou, au Bukina Faso.
Les représentants des Etats ouest-africains se sont
engagés à minimiser les frontières pour promouvoir l'intégration
régionale, lors de l'atelier sur la mise en ?uvre du Programme frontière
de l'UA.
Adopté par les chefs d'Etat et de gouvernement
africain en juillet 2002 à Durban (Afrique du Sud), le Pogramme frontière
de l'UA vise à mettre fin à toutes les difficultés ayant trait à la
gestion des frontières au plus tard en 2012.
Les participants à l'atelier de Ouagadougou ont
recommandé d'envisager une délimitation de la démarcation de toutes les
frontières de l'Afrique de l'Ouest avant 2012 et prendre les
dispositions en conséquence.
La rencontre sous-régionale a également préconisé de
dynamiser la coopération transfrontalière en faisant en sorte que les
petits projets de développement tels celui de "Sikasso
(Mali)-Bobo-Dioulasso et Banfora (Burkina Faso)" au niveau des
frontières soient aussi une réalité à l'horizon 2012.
La rencontre a par ailleurs recommandé d'?uvrer à
renforcer les capacités du personnel (douane, police, gendarmerie... etc) à
charge de la gestion des frontières par la formation et la
sensibilisation et leur inculquer un esprit d'ouverture des
frontières.
Le chef de département Paix et Sécurité de l'UA,
Aguiboud Diarra, a souligné que les frontières doivent cesser d'être des
barrières pour devenir des passerelles de développement pour les
peuples africains qui ont la même histoire, la même culture.
"Les frontières héritées de la colonisation doivent
être des situres qui favorisent, la solidarité, la coopération et non les
causes des conflits", a-t-il fait remarquer, précisant que la
réussite de l'intégration dépend de la gestion des frontières.
Cette rencontre de Ouagadougou qui est la
cinquième du genre après celles de Kampala (Ouganda) pour la région Afrique
de l'Est, Alger (Algérie) pour le Nord, Libreville (Gabon) pour le
Centre, Windhoek (Afrique du Sud), vise à sensibiliser en vue
de délimiter définitivement et promouvoir une gestion frontalière efficace
et apaisée.