Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Cameroun-Gabon : signature en vue d'accords de coopération universitaire (PAPIER GENERAL)
-
La Conférence parlementaire afro-arabe condamne l'inculpatioin du président soudanais par la CPI
-
Burkina Faso: l'administration veut maîtriser sa consommation d'eau,d'électricité et de téléphone
-
Le président nigérian appelle à la paix dans le Delta du Niger
-
Arrêt des vols d'Air Sénégal International
Cameroun-Gabon : signature en vue d'accords de coopération universitaire (PAPIER GENERAL)
  2009-04-25 07:52:00  

     Par Raphaël MVOGO  

     YAOUNNDE, 24 avril (Xinhua) -- L'université de Yaoundé II du  Cameroun et l'université Omar Bongo du Gabon doivent signer en mai prochain des accords de coopération, une nouveauté dans l'espace  de la Communauté économique et monétaire d'Afrique centrale (CEMAC) . 

     Une délégation de l'université camerounaise se rendra à  Libreville au Gabon du 11 au 14 mai pour la signature de ces  accords, a appris Xinhua de sources proches du dossier. 

     "Les responsables des deux universités vont signer un accord- cadre de coopération qui prévoit un échange d'enseignants et  d'étudiants et un accord de cotutelle de thèses qui signifie,  entre autres, que les étudiants pourraient être inscrits en thèse  à la fois dans les deux universités pour mener leurs travaux de  recherche", a indiqué le Pr. Joseph Vincent Ntuda Ebodé, membre de la délégation. 

     Située dans une banlieue de la capitale du Cameroun,  l'université de Yaoundé II a été créée en 1993, à la suite de  l'éclatement de l'Université de Yaoundé, mise en place au  lendemain de l'indépendance du pays en 1960, en six universités  d'Etat. Dirigée par Jean Tabi Manga, elle offre des formations en  sciences juridiques et politiques, et en sciences économiques et  de gestion. 

     L'université Omar Bongo, dirigée par Fidèle-Pierre Nze Nguema, était à l'origine l'Université nationale du Gabon, née en 1970 et  rebaptisée sous le nom actuel en 1978. Sa restructuration en 2002  a permis la mise en place de l'Université des sciences et  techniques de Masuku à Franceville et de l'Université des sciences de la santé à Libreville. Ses principaux programmes de formation  sont axés sur le droit et les sciences économiques, les lettres et les sciences humaines. 

     C'est la première fois que deux institutions académiques  nationales des pays de la CEMAC concluent des conventions de  coopération pour promouvoir l'intégration entre les peuples de la  région, a indiqué le Pr. Ntuda Ebodé. 

     "En réalité, ces accords viennent tout simplement normaliser  une situation de fait qui existait déjà entre les deux universités, c'est-à-dire qu'il se déroulait déjà un échange intense  d'enseignants entre les deux universités, tout comme entre  l'université Omar Bongo et d'autres universités camerounaises", a- t-il précisé. 

     Le projet germait depuis à peu près deux ans dans la foulée  d'une réflexion sur l'organisation d'un colloque transfrontalier à Ambam (au Cameroun) et à Bitam (au Gabon) sur le thème "Les ponts  et les routes de l'intégration sous-régionale". La date de cette  rencontre scientifique doit être fixée lors de la signature des  accords. 

     Ces conventions portent sur une durée de cinq ans,  renouvelable par tacite reconduction. En dehors de la mobilité des enseignants et chercheurs dans le cadre des formations et des  rencontres scientifiques, elles visent également l'accueil  réciproque et le co-encadrement des étudiants inscrits dans les  formations de master et de doctorat. 

     Les deux universités entendent réaliser des programmes communs de recherche, utiliser de façon complémentaire des structures de  recherche et organiser des colloques, séminaires et autres  rencontres scientifiques devant donner lieu à des publications  communes. 

     La coopération se déclinera également par des échanges de  documentations, de publications scientifiques et d'expériences en  matière d'administration académique, ainsi que des échanges  sportifs et culturels. 

     Vice-doyen chargé de la scolarité, des statistiques et du  suivi des étudiants à la faculté des sciences juridiques et  politiques, le Pr. Ntuda Ebodé est par ailleurs chef du Centre de  recherche et d'études politiques et stratégiques de l'université  de Yaoundé II. 

     C'est une école doctorale portant sur la science politique,  les relations internationales et la communication. A son tour,  elle signera un accord de coopération spécifique avec le Centre de recherches en politiques et développement des espaces et sociétés  de l'Afrique subsaharienne et le Laboratoire de graphique et de  cartographie de l'université Omar Bongo. 

     Il sera question de la mise sur pied "dès la rentrée prochaine d'un programme de master de recherche et professionnel en  dynamiques, gestion et sécurité des espaces transfrontaliers. Les  étudiants qui y seront inscrits suivront les cours une année à  l'université de Yaoundé II et l'autre année à l'université Omar  Bongo", a annoncé le Pr. Ntuda Ebodé. 

     Pour lui, "cette s'impose d'elle-même, car dans la sous-région, le Cameroun et le Gabon sont les seuls pays à avoir des  universités à cycle complet". Au Congo, en Guinée équatoriale, en  République centrafricaine et au Tchad, "les universités s'arrêtent au premier cycle et ne disposent pas par conséquent d'école  doctorale".