LIBREVILLE, 23 avril (Xinhua) --
Le ministère gabonais de la Défense déploie l'armée dans les rues de
Libreville, depuis mercredi, pour traquer les véhicules de l'administration
publique détenus par des personnes non habilitées.
En deux jours, les militaires gabonais du
Bataillon de reconnaissance et de combat (BRC), leurs collègues du Premier
régiment de parachutistes et quelques gendarmes du Gros Bouquet
( Quartier général de la Gendarmerie nationale) ont interpellé et
parqué 166 véhicules administratifs, selon un communiqué du
ministère de la Défense publié jeudi soir.
Au moment de l'interpellation de ces véhicules,
les chauffeurs ne détenaient aucun papier technique de quelque
administration que se soit. Certains circulaient sans permis de conduire et
étaient étrangères à l'administration à laquelle est censée appartenir le
véhicule, précise le communiqué.
"Plusieurs véhicules administratifs sont
utilisés pour des opérations de braquage, de transport des objets illicites, des
clandestins et même le transport routier vue que ces véhicules ne
sont pas astreints au contrôle de routine", a indiqué la télévision
nationale gabonaise.
L'opération a provoqué jeudi des longues files
interminables à Libreville. Elle a suscité la colère de certains citoyens
non informés des objectifs de ce contrôle réalisé par des militaires
armes au point et parfois arborant un casque lourd de combat.
Le ministère de la Défense a ajouté que ces
contrôles s' inscrivent dans le cadre de la pré vention d'une menace
extérieure de la sécurité nationale. Dans un précédent communiqué publié il
y a un mois, le gouvernement gabonais avait prévenu la population qu'
il allait engager des contrôles nocturnes et diurnes pour protéger le pays
contre une attaque extérieure.
Libreville craindrait une attaque similaire à
celle perpétrée en Guinée équatoriale par des présumés rebelles
nigérians.