KINSHASA, 23 avril (Xinhua) -- 39% des cas de décès
en République démocratique du Congo (RDC) sont causés par le
paludisme ou malaria, une maladie transmise à l'homme par la piqûre
d'un moustique femelle du genre anophèle.
Le directeur du Programme national de lutte contre
le paludisme (PNLP) en RDC , Benjamin Atua , l'a déclaré jeudi à la presse,
dans le cadre de la journée mondiale de la lutte contre le paludisme
célébrée le 25 avril de chaque année depuis 2007, tout en invitant le
gouvernement congolais à augmenter ses interventions dans le cadre de la
lutte contre cette pandémie qui , en RDC, se manifeste toute l'année.
Pour M.Atua, la malaria frappe plus les enfants et
les femmes enceintes en RDC. "Sur 5 enfants malades amenés à l'hôpital, 4
souffrent de la malaria", a-t-il souligné, ajoutant que cette
maladie a un impact socio-économique lourd en RDC.
Selon des études menées par son programme, a-t-il
affirmé, le coût direct de la prise en charge d'un épisode du paludisme
simple à Kinshasa varie entre 6 et 11 dollars américains dans les
structures privées sans but lucratif et 21 dollars US dans les
structures sanitaires privées à but lucratif, tandis que le coût
direct de la prise en charge d'un épisode de paludisme grave à
Kinshasa est estimé à 69 dollars US pour la femme enceinte et à
90 dollars US pour l'enfant de moins de 12 ans.
D'après l'annuaire des statistiques sanitaires de
2001 à 2005 publié au ministère de la Santé en RDC, le paludisme demeure
l'endémie majeure et la première cause de morbidité. Il compte aussi
parmi les 3 premières causes de mortalité dans les groupes les plus
vulnérables, à savoir les enfants de moins de 5 ans et les femmes
enceintes.
Le rapport "santé et pauvreté en RDC" du ministère
de la Santé et de la Banque mondiale estime à environ 180.000 le nombre de
décès dus au paludisme chaque année dans ce pays, dont plus de
80% parmi les enfants de moins de 5 ans. 97 % de la population sont
exposés d'une manière permanente au paludisme.
Créée en 2001, la journée mondiale du
paludisme est célébrée depuis 2007 par la décision de l'assemblée mondiale de
la santé avec pour objectifs notamment de faire connaître et
comprendre le paludisme et de fournir des informations sur "une mise
en oeuvre soutenue tout au long de l'année de stratégies nationales
pour la lutte antipaludique, notamment des activités
communautaires de prévention et de traitement du paludisme dans les
zones endémiques ".