BEIJING, 23 avril (Xinhua) -- La
Chine a déclaré mardi qu'il était irresponsable de sous-entendre que des
attaques contre des systèmes informatiques provenaient de Chine sans avoir
mené des investigations complètes.
"Nous avons plusieurs fois réaffirmé notre
opposition aux actions criminelles qui portaient atteinte à Internet, y
compris le piratage, et nous les avons sévèrement réprimées" a indiqué la
porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères, Jiang
Yu.
La porte-parole répondait à une question sur
l'intention du gouvernement américain de créer un nouveau commandement
militaire plus spécialement chargé des réseaux informatiques du Pentagone
et des facultés offensives de celui-ci dans le cas de conflit
cybernétique.
Selon certaines informations de
presse, des attaques contre les services informatiques du Pentagone
sembleraient trouver leur origine en Chine bien qu'il soit difficile de
déterminer précisément leur origine en raison de la facilité avec laquelle
on peut dissimuler son identité sur le net.
"Il est plutôt irresponsable d'affirmer ou de
sous-entendre, en toute liberté et même sans une investigation complète,
que des cyber-attaques trouvent leur origine en Chine" a déclaré Jiang
Yu.
Les internautes chinois étaient près de 300 millions
en Chine fin 2008, le nombre le plus élevé du monde, a souligné Jiang
Yu.
Les réseaux d'information de la Chine font face,
eux-aussi, à des attaques par des pirates, a ajouté la porte-parole. Les
statistiques montrent qu'en Chine 8 ordinateurs branché sur internet
sur 10 ont été attaqués par des hackers et que 70% des "botnets" se
trouvent en Chine ( un "botnet" est un ordinateur ou un ensemble de
machines "zombies" exploitées de façon malveillantes à l'insu de leur
propriétaire).
Le gouvernement chinois a toujours attaché une
grande importance à la sécurité des réseaux informatiques. Le ministère
de la Sécurité Publique a renforcé sa coopération internationale
pour réprimer les actions criminelles internationales sur internet de
même que sa collaboration avec Interpol, a conclu Jiang Yu.