NEW YORK (Nations Unies), 22 avril (Xinhua) -- Le
secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, a suggéré, dans un rapport sur
les enfants et les conflits armés publié mercredi, de renforcer la
surveillance sur les viols et autres sévices sexuels graves
perpétrés à l'encontre d'enfants.
"Tout en reconnaissant que la même importance est
accordée à toutes les violations commises contre les enfants, dans la
mesure où ceux-ci sont particulièrement vulnérables au viol et à la
violence sexuelle dans les situations de conflit armé et qu'un
climat d'impunité règne pour ce type de crimes, il est recommandé au
Conseil de sécurité d'envisager, pour le moins, d'élargir les critères
appliqués pour faire figurer dans les listes jointes en annexe à mon
rapport les parties qui commettent des viols et d'autres actes de violence
sexuelle graves à l'encontre d'enfants dans les conflits armés, sans
préjudice de la possibilité d'élargir ces critères encore davantage à
l'avenir pour y inclure d'autres violations, y compris, si possible, le
meurtre et la mutilation d'enfants", a écrit M. Ban dans ce rapport.
Le rapport contient actuellement en annexe des
listes de groupes qui recrutent ou utilisent des enfants dans des
situations de conflits armés. Les pays concernés comprennent l'Afghanistan,
le Tchad, le Burundi, le Soudan (Darfour et Sud-Soudan), l'Iraq, le
Myanmar, la RDCongo, la Colombie, l'Ouganda, les Philippines, le Sri
Lanka, la Somalie, la République centrafricaine et le Népal.
Selon M. Ban, "comme l'adoption de mesures pour
lutter contre la violence sexuelle est un objectif prioritaire important
de l'ensemble des organismes des Nations Unies, les mécanismes et
arrangements mis en place pour surveiller ces violations
devraient être renforcés".
Il a estimé que les équipes de travail créées au
niveau des pays en application de la résolution 1612 (2005) du Conseil de
sécurité devraient comprendre des membres chargés de surveiller les
violations fondées sur le sexe, et les modalités de partage des données et
de coordination des interventions, y compris en ce qui concerne l'accès à
la justice et aux voies de recours, devraient être élaborées de concert
par les spécialistes de la lutte contre la violence sexiste et les
conseillers à la protection de l'enfance.
"Les capacités dont disposent les pays pour faire
face à la violence sexuelle devraient également être renforcées", a
recommandé le secrétaire général.
Il a par ailleurs demandé au Conseil de sécurité
de continuer de demander aux parties à des conflits armés qui figurent
dans les listes jointes en annexe de son rapport d'élaborer et
d'appliquer des plans d'action concrets assortis d'échéances pour mettre
un terme au recrutement et à l'emploi d'enfants en violation
de leurs obligations internationales, et de prendre des mesures
contre toute partie qui ne les respecte pas.