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Enfants et conflits armés : Ban pour le renforcement de la  surveillance sur les viols
  2009-04-23 10:24:06  

      NEW YORK (Nations Unies), 22 avril (Xinhua) -- Le secrétaire  général de l'ONU, Ban Ki-moon, a suggéré, dans un rapport sur les  enfants et les conflits armés publié mercredi, de renforcer la  surveillance sur les viols et autres sévices sexuels graves  perpétrés à l'encontre d'enfants. 

     "Tout en reconnaissant que la même importance est accordée à  toutes les violations commises contre les enfants, dans la mesure  où ceux-ci sont particulièrement vulnérables au viol et à la  violence sexuelle dans les situations de conflit armé et qu'un  climat d'impunité règne pour ce type de crimes, il est recommandé  au Conseil de sécurité d'envisager, pour le moins, d'élargir les  critères appliqués pour faire figurer dans les listes jointes en  annexe à mon rapport les parties qui commettent des viols et  d'autres actes de violence sexuelle graves à l'encontre d'enfants  dans les conflits armés, sans préjudice de la possibilité  d'élargir ces critères encore davantage à l'avenir pour y inclure  d'autres violations, y compris, si possible, le meurtre et la  mutilation d'enfants", a écrit M. Ban dans ce rapport. 

     Le rapport contient actuellement en annexe des listes de  groupes qui recrutent ou utilisent des enfants dans des situations de conflits armés. Les pays concernés comprennent l'Afghanistan,  le Tchad, le Burundi, le Soudan (Darfour et Sud-Soudan), l'Iraq,  le Myanmar, la RDCongo, la Colombie, l'Ouganda, les Philippines,  le Sri Lanka, la Somalie, la République centrafricaine et le  Népal. 

     Selon M. Ban, "comme l'adoption de mesures pour lutter contre  la violence sexuelle est un objectif prioritaire important de  l'ensemble des organismes des Nations Unies, les mécanismes et  arrangements mis en place pour surveiller ces violations devraient être renforcés". 

     Il a estimé que les équipes de travail créées au niveau des  pays en application de la résolution 1612 (2005) du Conseil de  sécurité devraient comprendre des membres chargés de surveiller  les violations fondées sur le sexe, et les modalités de partage  des données et de coordination des interventions, y compris en ce  qui concerne l'accès à la justice et aux voies de recours,  devraient être élaborées de concert par les spécialistes de la  lutte contre la violence sexiste et les conseillers à la  protection de l'enfance. 

     "Les capacités dont disposent les pays pour faire face à la  violence sexuelle devraient également être renforcées", a  recommandé le secrétaire général. 

     Il a par ailleurs demandé au Conseil de sécurité de continuer  de demander aux parties à des conflits armés qui figurent dans les listes jointes en annexe de son rapport d'élaborer et d'appliquer  des plans d'action concrets assortis d'échéances pour mettre un  terme au recrutement et à l'emploi d'enfants en violation de leurs obligations internationales, et de prendre des mesures contre  toute partie qui ne les respecte pas.