Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Moldavie : le recomptage des voix confirme la victoire du parti au pouvoir aux élections
-
Philippines : les ravisseurs se séparent pour compliquer le sauvetage de l'otage
-
La Conférence de l'ONU sur le racisme adopte la déclaration finale
-
La France salue les perspectives de relance de l'UPM
-
La Corée du Sud et la RPDC achèvent le dialogue gouvernemental sanspercée
Ouverture du procès d'un pirate somalien présumé à New York
  2009-04-22 13:28:48  

Un ressortissant somalien,  accusé de piraterie et seul survivant impliqué dans le  détournement du cargo américain Maersk Alabama, a comparu mardi  devant un tribunal fédéral de Lower Manhattan, dans la ville de  New York.

     NEW YORK, 22 avril (Xinhua) -- Un ressortissant somalien,  accusé de piraterie et seul survivant impliqué dans le  détournement du cargo américain Maersk Alabama, a comparu mardi  devant un tribunal fédéral de Lower Manhattan, dans la ville de  New York. 

     Abduhl Wali-i-Musi est le premier pirate présumé à être jugé  aux Etats-Unis depuis plus d'un siècle. 

     Des responsables américains auraient estimé que le jeune homme  a au moins, ce qui signifie que les procureurs ne sont pas obligés d'adopter une procédure particulière pour son procès. Sa mère a  quant à elle affirmé qu'il n'est âgé que de 16 ans. 

     Toutefois, le procès a suscité de vives réactions parmi  quelques personnalités américaines, dont le membre du conseil de  New York, Charles Barron, et Herbert D. Daughtry, président des  Dirigeants religieux nationaux. 

     "Ils (Etats-Unis) devraient plutôt traiter le fond du problème", a déclaré M. Barron à Xinhua, se demandant pourquoi les Nations  Unies "laissent la population somalienne mourir dont les eaux de  pêche ont été polluées par des déversements de produits toxiques". 

Un ressortissant somalien,  accusé de piraterie et seul survivant impliqué dans le  détournement du cargo américain Maersk Alabama, a comparu mardi  devant un tribunal fédéral de Lower Manhattan, dans la ville de  New York.

     Pour M. Barron, le tribunal peut ouvrir le procès, mais les  Etats-Unis devraient "affronter la véritable question en Somalie"  et ils "devraient jouer un rôle dans la stabilisation de la  Somalie" car "cela fait 18 ans que le pays n'a pas de gouvernement stable". 

     "Le garçon a 16 ans, mais le FBI dit qu'il en a 18, ils peuvent donc l'arrêter et l'amener ici (aux Etats-Unis)", a-t-il déclaré. 

     Des passants se sont déclarés favorables au procès, estimant  que les pirates sont des criminels et qu'ils doivent être traduits en justice. 

     "Ils (les pirates) ne peuvent pas faire cela simplement parce  qu'ils sont pauvres", a déclaré un New Yorkais. 

     La mère du prévenu a affirmé que son fils avait été "enjôlé par des bandits pour le transformer en pirate" et a appelé le  président américain Barack Obama à pardonner son fils, selon  l'agence de presse américaine AP. 

Un ressortissant somalien,  accusé de piraterie et seul survivant impliqué dans le  détournement du cargo américain Maersk Alabama, a comparu mardi  devant un tribunal fédéral de Lower Manhattan, dans la ville de  New York.

     Abduhl Wali-i-Musi est l'un des quatre Somaliens accusés du  détournement du cargo américain Maersk Alabama il y a deux  semaines. Le capitaine du cargo, Richard Phillips, avait été  séquestré et retenu en otage pendant cinq jours par ses ravisseurs, avant d'être libéré lors d'une opération menée par un commando de  la marine américaine, opération qui s'est soldée par la mort de  trois pirates. 

     D'après les médias, les procueurs ont indiqué que le prévenu  risquait la perpétuité s'il était reconnu coupable de piraterie et d'enlèvement.  

     Souriant, le jeune homme avait sa main gauche toujours bandée à son arrivée au tribunal sous bonne escorte. Il a été blessé lors  de l'attaque contre le cargo américain au large des côtes  somaliennes il y a deux semaines. 

     Selon des sources officielles américaines, l'une des raisons  pour lesquelles le suspect a été amené à New York pour y être jugé est que les responsables locaux du FBI ont l'habitude des  poursuites pour des crimes commis contre des ressortissants  américains en Afrique.