DAKAR, 21 avril (Xinhua) -- Le Sénégal ne peut pas
s'engager dans "une exploitation de grande envergure" du biocarburant à
base du jatropha sans connaître les effets de cette plante, a annoncé
mardi à Dakar le ministre sénégalais des Biocarburants et des
Energies renouvelables, Sina Diatta.
"Les entreprises (sénégalaises) ne peuvent pas se
mettre à une exploitation de grande envergure des biocarburants sans que
soient résolues la question des rendements industriels et du foncier",
a- t-il déclaré lors de l'ouverture d'un salon international sur les
énergies renouvelables.
"Il faut exploiter les filières du ricin et de la
canne à sucre, plus connues du grand public", a-t-il préconisé.
Au Sénégal, les pouvoirs publics voient dans
l'exploitation du jatropha une alternative au pé trole. Mais cette
exploitation est à un stade expérimental.
"Nous n'avons pas du tout baissé les bras (pour
exploiter le jatropha). Il faut éviter d'aller en désordre dans la
production de jatropha parce qu'il s'agit d'une plante sauvage",a-t-il
ajouté.
"Nous faisons de l'agro-business avec des plantes et
des semences certifiées. Or les semences du jatropha ne sont pas
certifiées. Personne ne sait exactement quelle sera la réponse
industrielle en termes de rendements des graines de jatropha",
a-t- il admis.
Plusieurs centaines d'entreprises et
d'organismes exposent leur prototypes et expérimentations énergétiques lors de
cet événement. Parmis ces échantillons, des fourneaux à ethanol,
des panneaux et fours solaires.