MAPUTO, 21avril (Xinhua) -- Le président du
mouvement de lutte contre le paludisme, Roll Back Malaria (RBM), au
Mozambique, l'évêque anglican Dinis Sengulane, a indiqué mardi qu'en dépit
de tous les résultats encourageants obtenus jusqu'à présent, la
société civile devrait toujours entreprendre des efforts
supplémentaires dans la lutte contre le paludisme, ont rapporté les
médias locaux mardi.
S'exprimant au cours d'une conférence de presse
marquant le début d'une série d'activités pour la célébration de la
Journée internationale du paludisme le 25 avril, Sengulane a déclaré,
" Faisons de chaque jour de nos vies un jour de lutte contre le
paludisme, de sorte qu'il cesse d'être la principale cause de
mortalité parmi les enfants et les adultes."
Sengulane a affirmé qu'un grand nombre de personnes,
quoiqu'en possession des moustiquaires dans leurs maisons, ont cessé d'y
dormir pour la fallacieuse raison qu'elles rendent la chambre
plus chaudes, ou qu'elles perturbent leur sommeil.
Il a estimé que ce sont des problèmes psychologiques
et non de véritables objections aux moustiquaires, dont le principal
objectif est d'empêcher les anophèles, vecteur du paludisme, de
piquer les gens, particulièrement les enfants et les femmes
enceintes dans la nuit.
Sengulane s'est également plaint de la répugnance
affichée par plusieurs personnes à rechercher de l'aide médicale en temps
opportun. "Lorsque les personnes se sentent souffrants du paludisme,
ils retardent la recherche de l'aide médicale,' a-t-il affirmé. Mais plus
longtemps les gens retardent, plus ils sont en risque, plus faible ils se
sentiraient, moins à même seraient-ils de travailler et plus élevée est la
probabilité, dans des cas graves, de décèder.
Sengulane a engagé les organisations de la société
civile pour prendre des actions contre les pools de stagnation où les
moustiques se multiplient.
Le 25 avril a été initialement déclaré
comme la Journée du paludisme en Afrique en 2000, et depuis 2008 elle
est devenue la Journée mondiale du paludisme. Au cours des
deux dernières années, la branche mozambicaine du programme RBM a distribué
plus de 200. 000 moustiquaires aux menages indiquées par le ministère
de la Santé comme appartenant à des groupes les plus vulnérables.