LUSAKA, 21 avril (Xinhua) -- La Zambie tente
toujours de faire de son programme de prévention de la transmission du
virus du VIH des mères aux enfants un succès, a rapporté mardi la
Zambia News and Information Service (ZANIS).
Le ministre de la Santé, Kapembwa Simbao, cité par
ZANIS, a déclaré qu'atteindre la couverture nationale de ses services de
Prévention de la transmission de la mère à l'enfant (PTME) reste un
défi.
M. Simbao a indiqué dans un discours lu en son nom
par le vice- ministre Mwendoi Akakandelwa à la première réunion d'examen à
moyen-terme des progrès réalisés par le programme, que la prestation
des services de la PTME reste un défi même si le programme s'est étendu
ces dernières années.
Il a révélé qu'à la fin de 2008, seules 51 % des
femmes enceintes positives au VIH ont eu accès à des services complets
de la PTME, alors que 29 % des nouveaux nés exposés au VIH ont reçu
des antirétroviraux (ARV) en prophylaxie.
Le ministre a souligné qu'il existe un besoin
d'améliorer la qualité des soins apportés aux mères et aux enfants
séropositifs, et d'ajouter que le gouvernement a depuis pris des mesures
pour développer la PTME et les services de soin pédiatriques contre le
VIH pour la période 2007-2010, afin d'apporter des services complets
de la PTME à au moins 80 % des femmes enceintes d'ici 2010.
L'officiel zambien a ajouté que le plan devrait
également fournir des services de thérapie antirétrovirale (ART) à au
moins 80 % des enfants vivant avec le VIH.
Il a ajouté qu'outre les fonds actuels dédiés à la
PTME par le gouvernement et ses partenaires, l'Agence canadienne de
développement international (ACDI) a accordé au pays un prêt pour
développer les interventions de la PTME dans dix districts hautement
affectés dans six des neuf provinces du pays.
Plus tôt, le représentant pays pour la Zambie de
l'Organisation mondiale de la santé (OMS), Olusegun Babaniyi, a déclaré que
plus de 90 % des 1 200 enfants qui sont contaminés par le VIH chaque
jour dans le monde le sont par la transmission de la mère à
l'enfant.
Cependant, il a souligné qu'on pourrait empêcher
cela et que le risque pourrait être réduit à moins de 5 % en Afrique, où
l'allaitement est une norme.
Le représentant a ajouté que l'OMS, en collaboration
avec d'autres partenaires de coopération, est prête à aider les
gouvernements nationaux dans leur quête pour développer les services
de la PTME.