MANILLE, 21 avril (Xinhua) -- Les ravisseurs du
groupe d'Abu Sayyaf qui retiennent en otage un des trois travailleurs de
la Croix-Rouge enlevés il y a des mois dans le sud des Philippines
se sont divisés en plusieurs groupes pour compliquer la tache des
soldats du gouvernement pour sauver la victime, a déclaré mardi
l'armée.
Citant des informations du service des
renseignements, Edgard Arevalo, porte-parole de l'armée dans l'affaire des
otages, a déclaré que les bandits se sont divisés en deux ou trois groupes
jeudi dernier ou deux jours avant que la Suisse Andreas Noter
n'échappe à ses ravisseurs.
M. Notter et deux de ses collègues du Comité
international de la Croix-Rouge (CICR) ont été enlevés le 15 janvier après
une inspection des projets d'eau et de sanitaire dans une prison de
la province de Sulu. La Philippine Mary Jean Lacaba, seule otage
femme, a été libérée par les ravisseurs le 2 avril alors que le
troisième membre du CICR, l'Italien Eugenio Vagni, est toujours
entre les mains des rebelles d'Abu Sayyaf.
M. Arevalo a expliqué que les ravisseurs se sont
séparés pour "troubler" les troupes qui les ont encerclés dans la jungle
de l'île de Jolo et compliquer la tache des soldats dans le
sauvetage du dernier otage du CICR.
"Nous l'avions anticipé, (et) nous avons préparé des
contre- actions aux mouvements comme ceux-là", a souligné M. Arevalo.
Le groupe d'Abu Sayyaf fort de 380
hommes, fondé dans les années 1990 par des extrémistes islamiques, est connu
pour ses enlèvements, ses bombardements et les décapitations dans
le sud cette dernière décennie. Outre M. Vagni agé de 62 ans,
le groupe détient six autres otages à Basilan, une province
australe des Philippines.