GENEVE, 21 avril (Xinhua) -- Le paludisme ne
pourra être éradiqué que si la distribution de moustiquaires
s'accompagne d'efforts intensifs et prolongés en matière d'éducation
des populations, indique la Fédération internationale des sociétés de la
Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (FICR) dans un rapport intitulé "La
bonne formule pour vaincre le paludisme" publié mardi à Genève.
Le paludisme, maladie qui se transmet par les
moustiques, tue chaque année quelque un million de personnes. "Depuis
2002, la distribution de moustiquaires imprégnées d'insecticide a été
multipliée par dix en Afrique sub-saharienne. Pourtant, le paludisme
tue toujours un million de personnes chaque année", déplore la Fédération
à la veille de la Journée mondiale contre le paludisme, qui tombe le 25
avril.
Afin de renforcer l'efficacité des moustiquaires, il
faudrait combiner leur distribution à un travail intensif avec les
populations touchées qui vise à les former en matière des méthodes de
prévention et au bon usage des moustiquaires, explique la FICR.
"Les populations locales doivent absolument pouvoir
maîtriser elles-mêmes la réponse au problème si nous voulons parvenir à
une prévention efficace du paludisme", a souligné Jason Peat,
responsable du programme mondial de lutte contre le paludisme de la
FICR à Genève.
L'efficacité augmente ainsi de 10% à 23% quand les
familles ayant reçu une moustiquaire ont été formées à une bonne
utilisation de ces dernières, selon le rapport.
Grâce aux distributions de moustiquaires effectuées
par la Fédération, plus de 289 000 décès ont été évités depuis 2002 et
quelque 17,5 millions de personnes ont été protégées contre le
paludisme, selon la FICR.
La maladie menace potentiellement
3,3 milliards d'individus dans les zones à risque, soit la moitié de
la population mondiale. Si le continent africain héberge 86% de la totalité des
cas de paludisme, cette maladie demeure néanmoins un défi
mondial dans la mesure où elle affecte également de nombreux pays de l'Asie
et de l'Amérique latine, selon la FICR.