SEOUL, 21 avril (Xinhua) -- Une
délégation gouvernementale sud-coréenne a traversé mardi matin la
frontière terrestre avec la République populaire démocratique de Corée
(RPDC) pour des négociations intercoréennes destinées à réduire les
tensions sur la péninsule coréenne.
"La délégation a traversé la frontière", a confirmé
un porte-parole du ministère sud-coréen de l'Unification à l'agence
Xinhua par téléphone à 09h00 (00h00 GMT).
Selon la chaîne de télévision locale YTN, les
négociations débuteront à 10h00 (01h00 GMT).
Il s'agit de la première rencontre
intergouvernementale bilatérale, depuis l'accession au pouvoir du
président sud-coréen Lee Myung-bak en février 2008.
La RPDC a proposé la semaine dernière de tenir des
négociations avec la Corée du Sud.
Selon le ministère sud-coréen de l'Unification, la
RPDC a affirmé qu'elle communiquerait une "information importante" à la
Corée du Sud lors des négociations de mardi.
Lundi matin, le porte-parole du ministère sud-coréen
de l'Unification, Kim Ho-nyoun, a déclaré que Séoul essaiera de
faire en sorte que les négociations intercoréennes soient "utiles pour
la sécurité (des Sud-croéens) et pour le développement stable du
complexe industriel de Kaesong".
Les négociations intercoréennes interviennent alors
que la péninsule coréenne connaît un regain de tensions suite au
lancement par la RPDC d'un satellite début avril en dépit des
avertissements lancés par les Etats-Unis, la Corée du Sud et le
Japon.
Suite à l'adoption d'un communiqué présidentiel par
le Conseil de sécurité de l'ONU sur le lancement de satellite par la RPDC
au début de cette semaine, la RPDC a menacé de quitter les
pourparlers à six sur la question nucléaire dans la péninsule
coréenne et a ordonné à tous les inspecteurs nucléaires
internationaux de quitter le pays.
L'un des autres grands points du dialogue sera la
participation de la Corée du Sud à l'Initiative de sécurité en
matière de prolifération (PSI) menée par les Etats-Unis, puisque
Séoul envisage de rejoindre pleinement la PSI alors que la RPDC a
menacé de prendre des contre-mesures. Le gouvernement sud-coréen
a déclaré la semaine dernière qu'il annoncera sa décision de
rejoindre ou non la PSI après les négociations intercoréennes de
mardi.