OUAGADOUGOU, 20 avril (Xinhua) -- La 9e revue
annuelle du Cadre stratégique de lutte contre la pauvreté (CSLP) s'est
ouverte lundi à Ouagadougou dans un double contexte de crise économique et
de réformes institutionnelles.
La session, qui regroupe les acteurs de l'exécutif
et les partenaires financiers, évaluera la mise en oeuvre des plans
créés depuis 9 années pour réduire la pauvreté au Burkina Faso et
l'accent sera mis surtout sur l'impact de la crise financière et la
décentralisation au Burkina Faso.
Cette session cherchera à asseoir une stratégie
novatrice de lutte contre la pauvreté au sortir de cette rencontre
statutaire présidée par le Premier ministre Tertius Zongo, président du
Comité national de pilotage du CSLP.
Le chef de file des partenaires techniques et
financiers, Amos Toskani, chef de la délégation de l'Union européenne au
Burkina, a indiqué qu'ils sont curieux de connaître les actions et
mécanismes que le gouvernement propose pour faire face à la crise du coton
et pour développer les secteurs sociaux.
M. Toskani a aussi énuméré un certain nombre de
défis que le Burkina devrait impérativement relever à savoir la fiabilité
et la validation des statistiques, l'explosion démographique et la
promotion d'une politique sociale au profit des plus pauvres.
Le ministre burkinabé de l'Economie et des Finances,
Lucien Marie Nöel Bembamba, a indiqué que bien que des acquis aient été
enregistrés au niveau sectoriel, force est de reconnaître qu'après 9
années de mise en oeuvre du CSLP, les progrès enregistrés n'ont pas permis
de réaliser pleinement les objectifs quantitatifs de développement,
notamment la réalisation d'une croissance forte et la réduction
significative de la pauvreté.
Les participants prendront la mesure de l'impact de
la crise financière avec des répercussions sur le coton et les ressources
minières, ainsi que du renforcement de la décentralisation avec pour
ambition de renforcer la lutte et réduire au maximum la pauvreté à
l'horizon 2015.
L'initiative CSLP a été lancée en 1999 par la
Banque mondiale et le FMI en lien avec l'Initiative Pays très pauvres
très endettés (PPTE).