BRUXELLES, 20 avril (Xinhua) -- La présence sur le
continent africain de nouveaux acteurs comme la Chine ou, dans une moindre
mesure, l'Inde constitue une nouvelle forme de coopération "Sud- Sud"
qui offre des possibilités revient à la diversification des échanges
commerciaux et des investissements pour les pays africains, et donc un
nouvel espoir de développement, a indiqué mardi à Bruxelles le ministre
belge des Affaires étrangères Karel De Gucht.
"Reconnaissant que la présence chinoise en Afrique
est un fait, la Belgique entame un suivi d'un dialogue avec la Chine sur
l'Afrique Centrale. Malgré des approches différentes, le dialogue
permet un échange d'informations et d'expériences, apprécié des deux
côtés", a poursuivi le chef de la diplomatie belge dans son intervention
mardi en ouverture des traditionnelles Journées diplomatiques à
Bruxelles.
Il a souligué que la crise économique affecte
gravement l'Afrique. Celle-ci signifie une diminution des flux commerciaux
et des investissements mais aussi des versements des travailleurs
émigrés à leur famille. Surtout, les prix des matières premières,
moteur essentiel du développement du Continent, sont en chute libre.
Pour lui, beaucoup d'espoirs reposent sur l'Union
africaine (UA) , successeur en 2002 de l'ancienne Organisation de l'Unité
Africaine (OUA). Beaucoup de partenaires de l'UA, dont la
Belgique, s'emploient à renforcer les capacités opérationnelles de
l'organisation, a-t-il souligné.
Il a également déploré le mauvais fonctionnement
actuel de l'Union.
"La crise a mis à nu les faiblesses de l'Europe.
Nous attendions d'elle une réponse plus forte et plus de leadership.
Celui-ci n'est pas venu", a déploré le chef de la diplomatie
belge devant l'ensemble des ambassadeurs belges en poste à
l'étranger.
Face à ce constat, M. De Gucht a indiqué
mardi vouloir saisir la prochaine présidence belge de l'Union européenne
pour garantir le "fonctionnement correct des institutions
européennes".