ANTANANARIVO, 20 avril (Xinhua) -- Au moins deux
personnes ont été tuées et plus de 10 autres blessées dans une
échauffourée sanglante entre l'armée et les manifestants contre le
gouvernement de transition à Antananarivo lundi après-midi.
Un jeune homme a été tué sur place et un autre a
succombé à ses blessures à l'hôpital.
L'affrontement a eu lieu devant l'Institut nationale
de la statistique (INSTAT) dans le centre-ville.
Les soldats ouvert le feu sur des dizaines de
milliers de partisans de l'ancien président Marc Ravalomanana qui
réclament la réouverture de deux stations radio, contraintes dimanche à
fermer en raison de leur dévotion pour Ravalomanana.

Les manifestants voulaient initialement déposer leur
demande à la Haute Cour Constitutionnelle (HCC). Constant que celle-ci
était fermée, ils ont décidé d'aller au tribunal.
Les forces armées ont bouclé la route vers le
tribunal, ce qui a poussé les manifestants à jeter des pierres aux soldats
et à incendier cinq des voitures, garées à l'intérieur de la cours du
ministère du Commerce.
Lundi vers midi, Ravalomanana a lancé un appel à ses
partisans depuis le Swaziland, par téléphone, déclarant qu'il est toujours
le président de Madagascar, et qu'avec l'aide des alliés
africains, il serait de retour dans quelques semaines.
Il a indiqué qu'une élection nationale avant la fin
de l'année serait le seul moyen de sortir le pays de la crise politique
actuelle.
Selon Ravalomanana, une délégation de la Communauté
de développement de l'Afrique australe (SADC) est actuellement à
Madagascar afin de forcer Rajoelina à quitter le pouvoir.
Vendredi dernier, le ministre malgache de la Justice
du gouvernement de transition, Justine Razanamahasoa, a rappelé que
le mandat d'arrêt lancé le 18 mars contre Ravalomanana, pour "abus de
pouvoir, détournement de fons publics et prise illégale d'intérêts", et
son ancien ministre du Budget et des Finances Haja Nirina Razafinjatovo
reste valable.
