WELLINGTON, 20 avril (Xinhua) -- Le ministre
néo-zélandais des Affaires étrangères, Murray McCully, a annoncé lundi que
son pays ne sera pas présent à une conférence des Nations Unies
contre le racisme ouverte lundi à Genève.
M. McCully a fait savoir qu'il n'est pas satisfait
des termes issus des discussions tenues avant la réunion de cette semaine,
et que cela préviendra la conférence de se transformer dans le même
genre de "débat non productif" qui a eu lieu en 2001.
"Quand la conférence mondiale contre le racisme a eu
lieu à Durban en Afrique du sud il y a sept ans, elle était extrêmement
belliqueuse. Elle a produit des expressions d'opinions
anti-israéliennes qui ont porté atteinte à son centre sur de
véritables initiatives anti-racistes", a affirmé M. McCully dans une
déclaration.
"J'étais déterminé à ce que la participation de la
Nouvelle-Zélande à la conférence soit basée sur un projet de
document qui ne soutienne pas la déclaration de 2001 et qui
s'adresse au racisme d'une façon responsable et productive", a-t-il
ajouté.
Il sera aussi nécessaire d'éviter une affirmation de
la liberté d'expression dans le domaine contentieux de la
"diffamation de la religion", a-t-il poursuvi.
"La conférence à Genève ne fera pas avancer
probablement la cause des relations raciales au niveau international, et
par conséquent, la Nouvelle-Zélande, comme de nombreux autres pays,
n'y sera pas présente", a conclu M. McCully.
L'Allemagne, l'Australie, le Canada, les Etats-Unis,
Israël, l'Italie, les Pays-Bas et la Suède se sont retirés de la
conférence par crainte de tendances anti-occidentale et
anti-israélienne.
La réunion de Genève fait suite à une
conférence contre le racisme tenue en 2001 à Durban, dont les Etats-Unis et
Israël s'étaient retirés quand des Etats arabes avaient tenté de définir
le sionisme comme du raciste.