PORT OF SPAIN
(Trinité-et-Tobago), 19 avril (Xinhua) -- Le président américain Barack
Obama a indiqué dimanche avoir vu de " potentiels signes positifs" dans les
relations américaines avec Cuba et le Venezuela ces derniers jours.
Il a fait cette déclaration au cours d'une
conférence de presse après la clôture du Sommet des Amériques, tenu dans
l'archipel caribbéen de Trinité et Tobago.
"Je crois vraiment que les signaux envoyés jusqu'ici
offrent au moins une opportunité pour un dialogue sincère sur un éventail
de questions, les questions importantes de démocratie et des droits
de l'homme à travers l'hémisphère", a indiqué le président.
Il a affirmé ne pas être préoccupé par les
politiques de poignées de mains avec le Vénézuélien Hugo Chavez et être
plus interessé d'étendre une politique qu'il a décrit pendant sa
campagne présidentielle consistant à tendre la main aux nations
hostiles aux Etats-Unis.
Obama a reçu un livre de la part du président
vénézuélien samedi après l'avoir salué vendredi soir pendant le sommet.
"C'était un geste sympa de me donner un livre. Je
suis un lecteur", a déclaré Obama.
Le livre intitulé "Open Veins of Latin America: Five
Centuries of the Pillage of a Continent", du journaliste uruguayen Eduardo
Galeano, accuse les intérêts étrangers, notamment les Etats-Unis,
d'exploiter l'Amérique latine depuis des siècles.
"Nous avons eu ce débat durant la campagne. Je veux
dire que la notion toute entière était d'une manière ou d'une autre que si
nous affichons de la courtoisie ou sommes ouverts au dialogue
avec les gouvernements qui avaient précédemment été hostiles à notre
égard, ce serait un signe de faiblesse. Et le peuple américain ne
l'a pas accepté et il y a une raison pour laquelle il ne l'a pas
accepté -- parce que c'est insensé", a déclaré Obama.
"Le Venezuela est un pays dont le budget de la
défense représente le 1/600 de celui des Etats-Unis. Ils possèdent Citgo.
Il est peu probable que les intérêts des Etats-Unis soient en danger
parce que j'ai échangé une poignée de main ou parce que j'ai eu une
conversation polie avec Chavez", a déclaré le président.
Sur Cuba, Obama a indiqué que la politique des
Etats-Unis à l'égard de ce pays ne va pas "changer du jour au lendemain",
et " la liberté dans l'île" reste le dernier objectif américain.
Il a reconnu que la polique menée pendant des
décennies n'a pas marché comme il fallait et mérite une autre approche.
Le président a indiqué qu'il serait "stupide" de
penser qu'ignorer Cuba apportera du changement dans le gouvernement
cubain, ajoutant que les politiques formulées avant qu'il ne soit né
devraient être ré-évaluées.
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