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RDC: le test électoral positif pour l'AMP (SYNTHESE)
  2009-04-19 07:51:08  

     KINSHASA, 18 avril (Xinhua) -- Avec 329 sur 484 suffrages  exprimés, Evariste Boshab, candidat du Parti du peuple pour la  reconstruction et le développement (PPRD, au pouvoir) et de  l'Alliance de la Majorité présidentielle (AMP), a été élu samedi  président du bureau de l'Assemblée nationale, chambre basse du  Parlement de la République démocratique du Congo (RDC). 

     M. Boshab succède à Vital Kamerhe qui a été contraint à  démissionner par l'AMP. Son élection ainsi que celle des autres  membres du bureau se sont déroulée dans la plus grande  transparence, a reconnu un candidat de l'opposition au poste de  vice-président de l'Assemblée nationale. 

     L'élection du bureau de l'Assemblée nationale met un terme a  plusieurs jours de suspens et de pronostics faits en faveur de  certains candidats de l'opposition qu'on croyaient être prets à  prendre le perchoir de la Chambre basse.  

     L'AMP a mis toutes les battéries en marche pour battre  l'opposition, estiment des observateurs, qui indiquent que la  victoire des candidats de l'AMP est le fruit de la discipline et  surtout de la prise de conscience des députés de l'Alliance qui  ont su tirer les léçons de leur échec au Sénat, en 2007, lorsque  leur candidat, le sénateur Léonard She Okitundu a perdu le poste  de président du Sénat au détriment du candidat indépendant, le  sénateur Léon Kengo Wa Dondo. 

     "Pour ce scrutin décisif, l'AMP a fait montre de discipline, de maturité et de sens de la responsabilité. Les députés AMP ont  bien respecté la consigne et en votant pour le candidat choisi  par le président de la République, Joseph Kabila, en la personne  d'Evariste Boshab, avant de choisir d'autres candidats de la  Majorité. Il fallait donc respecter la dsicipline du parti et de  la plate-forme", a déclaré un éditorialiste congolais.  

     Dans tous les cas, cette élection a été obtenue face à des  adversaires redoutables, des grosses poitures de l'opposition qui  ne manquaient ni d'atouts majeurs, ni d'arguments solides et  d'influence politique susceptibles de convaincre, en dernière  minute, des indécis.  

     Evariste Boshab a dû faire face à des adversaires de taille  tels que Gilbert Kiakwama Kia Kiziki, plusieurs fois ministres  sous le règne du Maréchal Mobutu, François Mwamba, proche allié de Jean-Pierre Bemba et secrétaire général du Mouvement de Libération du Congo (MLC) et Jean-Baudouin Idambito, ancien membre du Comité centrale du Mouvement Populaire de la Révolution (MPR), le parti  du Maréchal Mobutu qui ont affirmé jusqu' au bout leurs ambitions  politiques. En fin de compte, M. Boshab et l'AMP ont réussi à  gagner leur pari. 

     De l'avis de plusieurs observateurs, la majorité a su tirer son épingle du jeu en profitant de la maladresse des candidats de  l'opposition qui se sont jetés dans la bataille en ordre dispersé, avec une multitude de candidats. Grosse erreur de calcul et de  tactique qui a profité à la Majorité afin qu'elle conserve la  présidence de l'Assemblée nationale. 

     "Le verdict reflète la réalité sur le terrain. Le contraire  aurait surpris et étonné.", a soutenu un député de l'AMP . 

     La victoire écrasante de M. Boshab est également due à  l'autorité morale de l'AMP, du président Joseph Kabila. En effet,  comprenant les enjeux de ce scrutin, le chef de l'Etat a rencontré les députés de la majorité mercredi dernier en vue d'échanger et  surtout de les conscientiser sur les vrais enjeux de cette  élection du 17 avril. 

     "Il fallait donc conserver cette majorité en plaçant  l'élection sous le signe de la continuité. Question de refléter la réalité politique du terrain. Et bien sûr, de rassurer le  président de la République, au travers d'une majorité sécurisante, pour qu'il gouverne en toute quiétude", a expliqué le sénateur de  l'AMP Modest Mutinga.