BEIJING, 18 avril (Xinhua) -- Voici notre rubrique
"Afrique en marche" :
---
Maroc : signature d'une convention de coopération
entre l'Université Mohammed V et le CNESTEN
RABAT -- L'Université Mohammed V de Rabat et le
Centre national de l'énergie des sciences et des techniques nucléaires
(CNESTEN) ont conclu une convention de partenariat, en vue de renforcer la
coopération en matière de recherche et de développement, a rapporté
vendredi l'agence MAP. La convention a été signée par le président de
l'Université Mohammed V-Souissi, M. Taieb Chkili, et le directeur général
du CNESTEN, M. Khaled El Mediouri. Cette convention, qui porte sur une
période de cinq ans, ambitionne le renforcement de la coopération dans les
domaines des sciences et des techniques et l'utilisation des techniques
nucléaires dans les sciences des matériaux, la géologie, l'environnement et
la médecine. Elle vise également à promouvoir la coopération dans
le domaine des transferts de technologie, l'élaboration et la mise
en oeuvre de cycles de formation continue et des filières de
formation à vocation professionnalisante dans les domaines de
compétences communes. Fondé en 1986, le CNESTEN est un établissement
public à caractère scientifique, technique, industriel et commercial, doté
de la personnalité morale et de l'autonomie financière, placé sous la
tutelle du département de l'Enseignement supérieur, de la formation des
cadres et de la recherche scientifique.
---
Le Zimbabwe va accueillir le sommet de le COMESA en
mai
HARARE -- Le Zimbabwe accueillera un sommet du plus
grand groupe économique d'Afrique, le Marché commun pour l'Afrique
orientale et australe, qui aura lieu de la fin du mois de mai au
début du mois de juin pour promouvoir l'intégration régionale, a
annoncé vendredi le bloc. Le 13ème Sommet des chefs d'Etat et de
gouvernement du COMESA sera ouvert à Victoria Falls, sous le
thème "Consolider l'intégration régionale à travers l'augmentation de
la valeur, le commerce et la sécurité alimentaire", selon le
secrétaire général de l'organisation, Sindiso Ngwenya. Un total de 19
pays sont attendus au sommet, qui devrait lancer une union douanière
régionale. Ngwenya a indiqué qu'un autre objectif principal est
l'augmentation de la valeur, qui "reste importante pour que les pays
puissent profiter de leurs ressources naturelles". "Les ministres des
Affaires étrangères se focaliseront principalement sur la question de la
sécurité dans la région," a ajouté Ngwenya. L'Union douanière du COMESA
sera lancée à Victoria Falls le 8 juin. "Les Etats membres devraient aussi
s'accorder sur une Nomenclature commune des tariffs (CTN), a-t-il
indiqué, ajoutant que la Documentation commune douanière (CCD) fait
partie des sujets de discussion. Au sommet, le Zimbabwe remplacera le
Kenya à la présidence du COMESA.
---
La France finance le développement de la réserve de
Gilé au Mozambique
MAPUTO -- L'Agence française de développement (AFD)
va approuver un million d'euros (presque 1,3 million de dollars
américains) pour financer le développement de la Réserve nationale de
Gilé dans la province de Zambezia, au centre du Mozambique, ont rapporté
vendredi des médias locaux. Le gouverneur de la banque centrale de
Mozambique Ernesto Gove et le directeur de l'AFD Bruno Leclerc, au nom du
Fonds français pour l'environnement mondial (FFEM), ont signé vendredi à
Maputo une convention pour concrétiser le financement du projet, a
rapporté AIM. Le projet a pour objectif de préserver et réhabiliter la
biodiversité de cette réserve nationale et de garantir une utilisation
durable de ses ressources naturelles par les populations vivant à sa
périphérie. Il comprendra notamment la réintroduction d'espèces menacées
telles que le rhinocéros noir et s'attachera à oeuvrer avec et en
faveur des communautés vivant dans la périphérie de la réserve,
selon un communiqué de l'AFD. Le ministère mozambicain du Tourisme a
signé en juin 2007 un protocole d'accord délégant la co-gestion de la
réserve à la Fondation internationale pour la gestion des réserves
naturelles, qui sera aussi responsable de la mise en oeuvre des activités
financées par le FFEM dans le cadre de ce nouveau projet. Le projet
s'intègre dans un programme plus large de développement de la réserve,
auxquels contribuent de nombreux acteurs comme l'ONG italienne the
Volunteer Service Organization.
---
La plus grande mine de cuivre d'Afrique
opérationnelle en Zambie
LUSAKA -- La Mine de cuivre de Lumwana, dans la
province du nord de la Zambie, la plus grande mine de cuivre en plein air
d'Afrique, est devenue opérationnelle vendredi. Le président
zambien, Rupiah Banda, lors de l'ouverture de la mine, a appelé à
plus d'investissements dans l'industrie locale de traitement du
métal pour rendre les exportations de cuivre plus rentables. Banda a
indiqué que le traitement des métaux pourrait ajouter de la valeur aux
mineraux sur les exportations de la Zambie. Il a affirmé que le
gouvernement est prêt à coopérer avec les partenaires, y compris Equinox
Minerals, qui a longtemps fait part de son désir d'investir dans le secteur
minier du pays. "Ce que le gouvernement attend des investisseurs du secteur
minier est d'examiner la possibilité d'investissement dans les
installations de traitement des métaux qui augmentent la valeur à votre
métal", a souligné le président, rapporté par le Service de presse et
d'information de la Zambie (ZANIS). "Le gouvernement est
convaincu que l'heure est venu pour les investisseurs comme vous d'examiner
la possibilité de traiter le cuivre que vous extrayez et ajouter
plus de valeur en vendant des produits finis fabriqués en Zambie
pour le même marché international", a déclaré Banda. Il a fait
remarquer que le gouvernement était fier de la persévérance affichée
par Equinox Minerals dans le développement complet du projet minier de
Lumwana, qui a débuté il y a 12 ans. Banda a assuré aux investisseurs que
le gouvernement travaillera en partenariat avec l'entreprise pour
développer davantage le projet pour le profit économique de la population
locale, d'après ZANIS. Le gouvernement considèrera le Projet minier de
Lumwana, qui est la plus grande mine en plein air d'Afrique, comme
ambassadeur de la Zambie dans les efforts de promouvoir l'investissement,
selon le président. La mine de Lumwana devra produire 140.000 tonnes de
concentrés de cuivre chaque année.
---
Le Zimbabwe et l'UE sur le point d'engager des
discussions officielles
HARARE -- L'Union européenne (UE) va bientôt
engager un dialogue formel avec le Zimbabwe visant une probable feuille
de route commune sur la base de l'Accord de Cotonou au moment où
le gouvernement d'union zimbabwéen accentue la pression sur l'UE et
le gouvernement américain pour la levée des sanctions contre son pays.
Le vice-président du Zimbabwe, Joseph Msika et le vice-Premier
ministre Arthur Mutambara ont tenu des réunions séparées jeudi avec le chef
d'une délégation de la Commission européenne au Zimbabwe, Xavier Marchal, et
une délégation américaine. S'exprimant peu après la visite de
courtoisie rendue à Msika à Harare, Marchal a révélé qu'ils s'étaient accordés
que les deux parties se rencontreront pour régler leurs divergences.
"Je ne peux pas en dire plus sur la rencontre, mais seulement
pour souligner que nous avons eu une longue et fructueuse rencontre
avec le vice-président au cours de laquelle nous avons eu des
discussions franches. La chose la plus importante est qu'il y a un concensus entre
l'UE et le Zimbabwe pour engager un dialogue formel et élaborer une feuille
de route commune et un engagement des deux parties sur la base de l'Article
9 de l'Accord de Cotonou", a indiqué M. Marchal. L'Accord de Cotonou
régit le dialogue entre les pays d'Afrique, des Caraïbes et du
Pacifique (ACP) et l'UE. M. Marchal a martelé que la nouvelle
pratique politique était cruciale pour la reprise du dialogue qui
pourrait conduire à la levée des sanctions contre le Zimbabwe. Pour
sa part, le gouvernement zimbabwéen s'est dit prêt à engager l'UE
au dialogue afin de faire revivre les relations rompues suite à la
mise en oeuvre des sanctions illégales contre le Zimbabwe. Depuis la
formation du gouvernement inclusif en février, des appels de la part de la SADC et
de l'Union africaine se sont accrus pour la levée des sanctions à
l'encontre du Zimbabwe depuis 2002.