LOME, 17 avril (Xinhua) --
"Mes chers compatriotes, il s'agissait de remplacer la force de la loi par
la loi de la force", a déclaré vendredi soir le président togolais Faure
Gnassingbé dans son message à la nation diffusé par la Télévision
togolaise.
Il a dit aux Togolais que "les nostalgiques du
retour en arrière qui imaginent revenir sur les acquis démocratiques, ne
doivent pas prospérer".
Réagissant officiellement quelques jours après la
découverte d'un complot visant à le renverser, le président Faure a
affirmé qu'il avait pris "toutes les mesures avec le gouvernement pour
que la justice s'exerce avec fermeté mais dans la sérénité à l'égard
des auteurs de ces actes criminels et de leurs complices".
Faure Gnassingbé a indiqué: "comme vous le savez,
ils ont fomenté une tentative d'un coup d'Etat qui devait se dérouler
durant la visite de travail que je devais effectuer en République
populaire de Chine. Ils projetaient de prendre le pouvoir par la
force et de déstabiliser les institutions de la République." Il a
ajouté: "profondément attaché aux vertus familiales, vous pouvez
imaginer combien la révélation de cette action m'a touché." Il a
remercié les Togolais pour leur calme, concluant son allocution par
un appel à "Jamais plus, la politique ne doit faire couler le sang au
Togo".
Le Togo est secoué ces derniers jours par une
affaire de tentative d'attentat contre la sûreté de l'Etat.
Un communiqué de presse du procureur de la
république togolaise lu mercredi soir à la télévision a confirmé que
Kpatcha Gnassingbé, frère du président togolais Faure, a été arrêté. Suite
aux coups de feu qui ont eu lieu dans la nuit du 12 au 13 avril 2009, à
Kégué, entre la garde du député Kpatcha Gnassingbé et les services de
sécurité requis pour entendre les membres de son entourage soupçonnés
d'être impliqués dans une tentative d'attentat contre la sûrté de l'Etat,
les gendarmes ont poursuivi l'exécution des réquisitions du parquet, a
indiqué le communiqué ajoutant que leurs investigations vont par la suite
révéler des indices graves et concordants impliquant le député Kpatcha
Gnassingbé comme organisateur de ce complot.