KAMPALA, 17 avril (Xinhua)
-- L'hépatite E continue de faire des ravages dans certaines parties du
nord de l'Ouganda, 18 mois après son apparition, selon le Bureau des
Nations unies pour la coordination des affaires humanitaires (UNOCHA)
vendredi.
Dans son actualisation de la situation humanitaire
en Ouganda pour le mois de mars 2009 rendue public vendredi à Kampala,
l'UNOCHA a indiqué qu'à Kitgum, où les premiers cas ont été signalés
en octobre 2007, un nombre cumulé de cas (9 721 malades) et 151 décès ont
été enregistrés à la fin du mois de mars.
Le rapport a noté que l'épidémie n'avait pas été
endiguée malgré la diminution des cas d'hépatite E notée ces derniers mois
dans le nord de l'Ouganda suite à la saison sèche.
Le nombre de nouveaux cas dans le district de Kitgum
a augmenté treize fois par rapport au mois précédent, ce qui revient à un
rythme hebdomadaire moyen de 50 nouveaux cas en mars.
A Pader, où six personnes en moyenne étaient
contaminées chaque semaine pendant le mois, 154 cas et sept décès ont été
enregistrés depuis mai 2008.
Les partenaires de la santé préviennent que
l'épidémie pourrait augmenter avec le début des saisons pluvieuses.
Il n'y a pas eu de cas d'hépatite E enregistrés dans
les districts d'Amuru et de Gulu selon le rapport.
L'hépatite E est une infection virale qui touche le
foi, qui est principalement transmis à travers le contact avec les fèces,
souvent en buvant ou en mangeant de l'eau ou les aliments
contaminés. Les symptômes englobent la perte d'appetit, les nausées,
les vomissements, les urines jaunâtres, la jaunisse et les douleurs
abdominales.