
Zeng Peiyan, vice-président du
conseil d'administration du Forum asiatique de Bo'ao
BO'AO (Hainan), 17 avril (Xinhua)
-- La Chine n'est pas encore en mesure de "sauver" le monde toute seule de
l'actuelle crise financière mondiale, a indiqué Zeng Peiyan,
vice-président du conseil d'administration du Forum asiatique de
Bo'ao.
Zeng Peiyan, ancien vice-Premier ministre chinois, a
fait cette remarque vendredi lors de la conférence annuelle du Forum
asiatique de Bo'ao 2009, actuellement en cours dans la
pittoresque ville de Bo'ao de la province insulaire de Hainan (sud).
Le rôle de la Chine, en tant que plus grand pays en
voie de développement, doit refléter un équilibre entre son désir et ses
capacités pendant la crise financière, a noté Zeng Peiyan.
Pour Zeng Peiyan, la Chine
souhaite, avec d'autres membres de la communauté internationale,
surveiller les modifications qui surviennent dans l'économie mondiale,
trouver des solutions satisfaisantes aux problèmes soulevés et, par la
coopération internationale, empêcher que la crise financière se propage
davantage.

Zeng Peiyan, vice-président du
conseil d'administration du Forum asiatique de Bo'ao
"Dans sa propre économie même, la Chine doit régler
beaucoup de problèmes urgents", a déclaré Zeng Peiyan, "Comme troisième
plus grande économie du monde et celle dont la croissance est la plus
rapide, la Chine s'applique à bien s'occuper de sa propre
population, à maintenir une croissance saine de son économie, et
fait tous ses efforts pour ne pas devenir un fardeau pour la
communauté internationale, et tout cela est une grande contribution
à la stabilité de l'économie et à la croissace mondiale".
"L'actuelle crise financière est un défi mondial. Ce
n'est qu'à travers une coopération renforcée et des soutiens mutuels
que nous serons finalement en mesure de la surmonter", a-t-il ajouté.
Créé en 2001, le Forum asiatique de Bo'ao est une
plate-forme panasiatique traitant des principaux problèmes affectant
l'Asie et le monde. Le thème de la conférence annuelle 2009 est "Asie:
Gestion au-delà de la crise".