KINSHASA, 16 avril (Xinhua) -- La Commission
diocésaine Justice et Paix de Dungu (CDJP), territoire situé à environ 800
km au nord-est de Kisangani, chef-lieu de la province Orientale en
République démocratique du Congo (RDC), a lancé un SOS en faveur de
la protection du Parc national de la Garamba, a rapporté jeudi la presse
locale.
"Ce patrimoine mondial de l'humanité connaît depuis
quelques années la destruction de sa faune et de sa flore par des groupes
armés, parmi lesquels les rebelles ougandais de l'Armée de la
Résisantce du seigneur(LRA). Des espèces rares et uniques au
monde, notamment le rhinocéros blanc, des antilopes cobs, sont en passe
d'être exterminés", a expliqué l'abbé Benoît Kinalego, président de
la CDJP.
M. Kinalego a interpellé le gouvernement congolais
et la communauté internationale afin qu'ils prennent des mesures
appropriées, en vue de la protection de ce parc considéré comme
le dernier réfuge des rhinocéros blancs et des troupeaux
d'hippopotames et d'élephants.
Créé à la fin des années 1960, le parc national
de la Garamba se trouve dans l'extrême Nord de la province Orientale,
aux confins des frontières entre la RDC, de l'Ouganda, du Soudan et
de la République centrafricaine. Il est aussi considéré par des chercheurs
et scientifiques comme un laboratoire vivant, grâce notamment à ces
deux stations Gangala Nabadio où l'on élève des éléphants et sa réserve
en faune et flore riche et diversifié.