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La nouvelle diplomatie d'Obama bénéficie du soutien d'anciens responsables gouvernementaux
  2009-04-16 19:09:07  

     LOS ANGELES, 16 avril (Xinhua) -- La politique étrangère du  président américain Barack Obama a obtenu le soutien d'anciens  responsables gouvernementaux et d'érudits, car elle montre de  remarquables signes de changement. 

     Ces remarques ont été entendues lors d'une conférence organisée mercredi à l'Institut des études politiques d'Unruh de  l'Université de Californie du Sud. 

     De nouveaux changements sont intervenus à travers le monde  quand les Etats-Unis ont déclaré qu'ils participeront aux  négociations proposées avec l'Iran, de même que cinq autres pays  (Allemagne, Chine, France, Grande-Bretagne et Russie), en vue de  trouver une solution politique au dossier nucléaire iranien. 

     M. Obama a également assoupli les restrictions concernant les  voyages à Cuba et ce pour la première fois. 

     Le vice-président américain, Joe Biden, a effectué un périple  en Europe, annonçant des changements dans la politique étrangère  américaine, qui a placé la diplomatie au-dessus de la puissance  militaire. 

     "Je viens en Europe au nom d'une nouvelle administration  déterminée à prendre un nouveau ton à Washington, et dans les  relations de l'Amérique à travers le monde", a déclaré M. Biden  lors d'une conférence sur la sécurité tenue en février à Munich,  en Allemagne. 

     "Nous nous engagerons. Nous écouterons. Nous consulterons.  L'Amérique a besoin du monde, tout comme le monde a besoin de  l'Amérique, je le crois", a-t-il ajouté. 

     Mercredi, M. Obama a effectué une brève visite au Mexique, où  les responsables mexicains espèrent que le nouveau président  américain apportera de nouveaux changements et attendent des  signes d'un engagement pour un partenariat avec le Mexique afin de résoudre les questions telles que la violence liée à la drogue et  la réforme des services de l'immigration. 

     L'ancien responsable en chef des communications de la Maison  Blanche, David Demarest, et l'ancien secrétaire au Commerce,  Mickey Kantor, ont indiqué lors de cette conférence avoir observé  les changements de l'administration Obama dans ses politiques  extérieures et qualifié ces changements de positifs. 

     Contrairement aux changements intérieurs, qui feront l'objet de sérieuses restrictions au Congrès, les changements de la politique étrangère connaissent normalement peu de restrictions de la part  du Congrès et les changements sont évidents ces derniers mois,  ont-ils relevé. 

     Les deux anciens responsables ont fait remarquer que pour la  première fois, les Etats-Unis ont exprimé la volonté  d'entreprendre des contacts avec l'Iran, un geste qui, pour eux,  va dans une bonne direction. 

     Pour M. Kantor, ce que M. Obama a fait, vise à rétablir la  crédibilité des Etats-Unis dans le monde. Pourtant, il a défendu  l'administration précédente, estimant que tendre la main à Téhéran n'est pas l'idée des Républicains ni celle des Démocrates, car  cela s'inscrit dans l'intérêt de tous les Américains. 

     Alors que M. Obama a apporté des changements, l'Iran en montre  également, a indiqué M. Demarest, ajoutant que la prochaine  élection présidentielle iranienne attirera certainement  l'attention du monde entier. 

     Bien qu'il soit difficile de constater un changement  démocratique dans la direction iranienne, celle-ci pourrait  adopter une attitude plus pragmatique et plus coopérative  vis-à-vis de Washington, a observé M. Demarest. 

     Pour les deux anciens responsables, M. Obama traite avec un  honneur intellectuel ses adversaires comme ses alliés, et il  respecte l'opinion publique. Une telle tactique lui procure du  respect et aide à résoudre des conflits. 

     Selon des observateurs, la doctrine de M. Obama est le domaine  diplomatique, cela correspond à une vieille tradition de la  politique étrangère américaine, et elle est différente de  l'approche de l'administration Bush. 

     Le président Obama, lors de sa visite début avril à Strasbourg  (France) pour le sommet de l'OTAN, a reconnu que les Etats-Unis ne pouvaient pas atteindre à eux seuls de grands objectifs, bien  qu'il soit "toujours plus difficile de créer de véritables  partenariats et de fermes alliances que d'agir tout seul". 

     La nouvelle politique étrangère du président Obama vise à  gagner la sympathie du monde et cela sera utile quand il s'agira  de résoudre les questions compliquées auxquelles le monde est  confronté, ont analysé MM. Demarest et Kantor.