WELLINGTON, 14 avril (Xinhua) -- Mardi, le
gouvernement néo- zélandais a décidé de ne pas interdire aux Néo-Zélandais
de se rendre aux Fidji, déclarant qu'agir ainsi serait agir comme
l'administration militaire de l'île.
Les Fidji sont une destination populaire de vacances
pour les Néo-Zélandais, notamment pour les familles.
Le ministre néo-zélandais des Affaires étrangères,
Murray McCully, a déclaré mardi que toute personne prévoyant de se
rendre là-bas devra considérer mûrement cette idée.
« Pas en raison de ce que nous avons vu jusqu'à
présent, sauf que nous entrons maintenant dans un royaume
d'imprévisibilité au niveau du comportement de l'administration là-bas, et
je ne voudrais pas que quelqu'un pense qu'il n'est pas dangereux de se
rendre aux Fidji », a rapporté la New Zealand Press Association
citant le diplomate.
« Apparemment, les événements à Suva sont plus
concentrés et plus dynamiques que n'importe où ailleurs, mais je pense que
les Néo-Zélandais devraient réfléchir avant de voyages aux Fidji en
ce moment », a-t-il ajouté.
Cependant, M. McCully a refusé catégoriquement
d'émettre une interdiction de voyage aux Néo-Zélandais.
« Personnellement, je ne pense pas que nous
voulons suivre cette voie. Cela ne nous rend pas meilleur que
l'administration aux Fidji », a-t-il souligné.
La Nouvelle-Zélande et l'Australie ont déjà pris des
sanctions commerciales et de voyage contre les Fidji, comme interdire aux
militaires des Fidji et à leurs familles d'entrer sur leurs
territoires.
M. McCully a qualifié l'assaut de l'armée contre la
Banque de réserve des Fidji « d'acte de vandalisme ».
La banque se trouve dans le même bâtiment que
l(ambassade de la Nouvelle-Zélande et alors que les gens entrant et sortant
du bâtiment ont été contrôlés, les agents de la mission n'ont pas
été visés.
Le Forum de l'île Pacifique de 16 pays, dont les
Fidji sont membres, avait mis en garde qu'il pourrait suspendre les Fidji
à moins qu'une date pour des élections démocratiques soient fixées
d'ici le 1er mai.
M. McCully discutera avec les leaders du Forum dans
les prochains jours, mais la suspension semble inévitable.
« Je pense que c'est vrai que
le Commonwealth, l'ONU, l'UE et d'autres organisations internationales
ont pris l'initiative de l'organisation régionale pour que les membres
du forum regardent s'ils peuvent mener une action collective »,
a-t-il ajouté.