LA PAZ, 12 avril (Xinhua) -- Le président bolivien,
Evo Morales, a annoncé dimanche sur une chaîne de télévision
nationale qu'il poursuivra sa grève de la faim jusqu'à ce que le
Congrès passe la nouvelle loi électorale.
Il a débuté son jeûne jeudi dernier dans le palais
du gouvernement après que le Sénat, contrôlé par l'opposition, n'eut
pas approuvé la nouvelle loi électorale plus tôt le même jour.
Le projet de loi profitera à la réélection de M.
Morales en donnant plus de sièges aux groupes indigènes minoritaires, a
fait savoir l'opposition, car la nouvelle constitution appelle le
Congrès à approuver la nouvelle loi électorale avant le 9 avril et la
ratifier avant le 6 décembre pour la prochaine élection générale.
Actuellement, quelque 20 dirigeants d'organisations
régionales ont exprimé leur soutien à M. Morales et plus de 1.000
personnes ont rejoint sa grève de la faim. Le président vénézuélien, Hugo
Chavez, a également téléphoné dimanche à M. Morales pour lui
faire part de son appui.
Plus tôt, le président de l'Assemblée générale des
Nations Unies, Miguel D'Escoto Brockman, a appelé la communauté
internationale à soutenir M. Morales. Parallèlement, l'ancien
dirigeant cubain, Fidel Castro, a indiqué qu'il croit "sans aucun
doute qu'Evo (Morales) réussira" dans un article publié dans un
journal.
En tant que premier président indien indigène,
M. Morales est concidéré comme le favori pour remporter
l'élection présidentielle. Selon les derniers sondages, il se placerait
loin devant les autres candidats présidentiels si la
campagne présidentielle était tenue maintenant.