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Analyse: L'accord Somalie-Kenya sur la frontière maritime est un test pour  le gouvernement somalien
  2009-04-11 17:00:28  

      MOGADISCIO, 11 avril (Xinhua) -- Le mémorandum d'entente  controversé signé entre les gouvernements somalien et kenyan sur  la délimitation de la frontière maritime entre les deux Etats  éprouvera un test pour le gouvernement et provoque un profond  désaccord en Somalie déchirée par la guerre. 

     Les deux gouvernements ont signé la semaine dernière un  mémorandum d'entente sur leur frontière maritime, mais l'accord a  suscité un débat acharné et une divergeance autour de sa légalité  au sein du gouvernement somalien. 

     Le ministre somalien de la Coopération internaitonale  Abdurrahman Abdishakur Warsame a signé l'accord avec le ministre  kenyan des Affaires étrangères Moses Wetangula. 

     Le vice-président du Parlement somalien Mohamed Omar Dalha a  déclaré que l'accord n'avait pas de base légale tant qu'il ne sera pas ratifié par la législature nationale. 

     Peu après la diffusion d'une information sur la signature de  l'accord, les groupes de l'opposition ont condamné l'accord qui,  selon les deux Etats, facilitera leur présentation respective à la Commision des Nations unies sur la loi de la mer (UNCLOS), car la  préparation d'une réclamation du pays pour la soumission demande  une coopération de ses voisins. 

     Les groupes de l'opposition ont fait savoir que le  gouvernement kenyan avait soumis aux Nations unies une "nouvelle  démarcation de la frontière maritime" qui prend un gros morceau  des eaux territoriales somaliennes, provoquant ainsi une "dispute  maritime" qui, selon l'accord, ne sera pas préjudiciaire à la  soumission d'une réclamation du Kenya à la Commission. 

     "Ce que le gouvernement kenyan veut est de profiter de  l'actuelle situation en Somalie pour occuper une partie de notre  territoire, mais nous la défendrons avec tout ce que nous pouvons", a souligné Cheikh Hassan Turki, un haut responsable insurgé à  Kismanyu vendredi à des habitants locaux. 

     Le Premier ministre somalien Abdurashid Ali Sharmerke a  défendu jeudi l'accord, indiquant qu'il était nécessaire pour la  préparation de la réclamation somalienne pour l'extension de la  plate-forme continentale de la Somalie vue qu'une coopération  entre les pays voisins est une condition préparable pour la  soumission de la réclamation du pays dévasté par la guerre. 

     Conformément au mémorandum d'entente, les deux Etats acceptent une non-objection à l'égard des soumissions sur les limites de la  plate-forme continentale sous 200 miles nautiques à la Commission  sur les limites de la plate-forme continentale. 

     Le protocole d'accord conclu entre la Somalie et le Kenya sera un des plus grands tests auxquels fait face le nouveau  gouvernement somalien depuis sa formation début cette année avec  son soutien fragile au sein de la Somalie.