Accueil Chine Monde Afrique Economie Culture/Edu Science/Tech Santé Société Environnement Tourisme Sports
-
Une centaine de manifestants thaïlandais forcent le cordon de sécurité pour marcher vers le siège du sommet de l'ASEAN
-
Une nouvelle lettre de menaces reçue par le président français
-
Un navire américain escorté au Kenya, mais son capitaine reste toujours détenu par les pirates
-
Séisme en Italie : le bilan s'établit à 287 morts et 29.000  sans-abri
-
RPDC : six Etats membres du Conseil de sécurité poursuivrent leurs consultations (PAPIER GENERAL)
Abdelaziz Bouteflika, artisan de la réconciliation nationale et de la paix (PORTRAIT)
  2009-04-10 19:33:22  

     ALGER, 10 avril (Xinhua) -- Abdelaziz Bouteflika a été réélu  président algérien pour son troisième mandat quinquennal, a  annoncé vendredi le ministre d'Etat et ministre algérien de  l'Intérieur et des Collectivités locales, Noureddine Yazid  Zerhouni. 

     Il a précisé que M. Bouteflika a remporté 12.911.705 voix, soit une majorité de 90,24% des suffrages exprimés lors du scrutin du 9 avril. 

     M. Bouteflika a une large popularité pour sa politique de  réconciliation nationale dans un pays ravagé, dans les années 1990, par des violences extrémistes. 

     Elu en 1999 à la présidence algérienne et réélu en avril 2004,  M. Bouteflika, âgé de 72 ans, a assuré la "continuité" de son  programme de réconciliation nationale et de relance économique  durant sa dernière campagne électorale. 

     M. Bouteflika compte poursuivre la politique de réconciliation  nationale, compris comme étant un processus dynamique et global  qui vise à asseoir définitivement la paix sociale, la  réconciliation des Algériens entre eux et avec leur Etat, a  souligné son directeur de la communication de la campagne,  Bouchouareb Abdeslam, dans un entretien avec Xinhua. 

     La politique de la réconciliation nationale, engagée depuis son accès au pouvoir, a permis à des milliers d'islamistes extrémistes d'abandonner le maquis et la lutte armée. La situation sécuritaire s'est nettement améliorée ces dernières années en Algérie, malgré  des attentats sporadiques perpétrés par des groupes extrémistes.  

     Né le 2 mars 1937 à Oujda (Maroc) dans une famille originaire  de Tlemcen (ouest), M. Bouteflika a rejoint en 1956 les rangs de  l'Armée de libération nationale (ALN), qui menait alors la guerre  de libération contre la colonisation française.  

     Après l'indépendance du pays en 1962, il a commencé sa carrière politique en devenant d'abord député à l'Assemblée constituante,  puis ministre de la Jeunesse, des Sports et du Tourisme. 

     C'est au poste de ministre des Affaires étrangères (1963-1979)  qu'il a pu mettre en valeur ses qualités de diplomate rompu et  aguerri. La politique étrangère impulsée par M. Bouteflika a mené  aux grands succès de la diplomatie algérienne, dont l'échec de  l'embargo contre l'Algérie suite à la nationalisation des  hydrocarbures et la consolidation des organisations du Tiers  Monde. 

     Ayant quitté toute fonction publique après la mort du président Houari Boumédiène en 1978, M. Bouteflika n'a marqué son retour en  politique qu'en 1987. Mais en janvier 1994, il a refusé la  présidence de l'Etat, attribuée alors au général Liamine Zéroual.  

     Après son arrivée à la magistrature suprême, M. Bouteflika a  fait de la réconciliation nationale sa priorité pour sortir ce  pays de la "décennie noire" des années 1990 marquées par des  attaques terroristes qui ont fait au moins 150.000 morts, sans  compter une perte économique considérable.  

     Pour lui, il est impossible d'initier une politique  d'édification et de construction du pays sans la sérénité et la  paix.  

     Il a organisé notamment deux référendums dont le premier  portant sur la "Concorde civile" en 1999 a permis la reddition de  milliers d'extrémistes, et le second sur la "Charte pour la paix  et la réconciliation" en 2005 vise à tourner définitivement la  page du terrorisme et à renforcer la cohésion nationale.  

     Au niveau économique, M. Bouteflika a lancé le Plan de soutien  à la relance économique quinquennal (2000 à 2004). Ce plan de sept millitards de dollars a propulsé la croissance annuelle de  l'économie algérienne au dessus de 5%, et au sommet de 6,3% en  2003. Il a par ailleurs entamé une réforme fiscale participant au  redressement économique.  

     L'Algérie enregistre depuis plusieurs années de bonnes  performances économiques caractérisées par l'accélaration de la  croissance hors hydrocarbures et la réduction du chômage, la  quasi-élimination de l'endettement extérieur, et d'importants  surplus extérieurs et budgétaires, a indiqué une mission du Fonds  monétaire international (FMI), à l'issue d'une visite en novembre  dernier dans le pays.  

     Avec ses réalisations en matière de réconciliation nationale et de redressement économique, M. Bouteflika est presque sûr d'être  réélu président algérien, d'autant plus qu'il bénéficie d'un  soutien ferme des trois partis politiques (FLN, RND et MSP), et de l'aide d'une machine électorale efficace, estiment des analystes.