NEW YORK (Nations
Unies), 9 avril (Xinhua) -- Six Etats membres du Conseil de sécurité de
l'ONU poursuivront leurs consultations à huis clos sur le récent lancement
d'une fusée par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), a
déclaré jeudi l'ambassadrice des Etats-Unis à l'ONU, Susan Rice.
"Notre réunion est productive et notre travail
continue", a indiqué Mme Rice, à l'issue d'une session à huis clos entre
les six Etats membres du Conseil.
"Nous convenons de nous rencontrer continuellement",
a déclaré de son côté,l'ambassadeur du Japon à l'ONU, Yukio Takasu.
Les Etats-Unis et le Japon considèrent le lancement
d'une fusée par la RPDC comme "une claire violation à la résolution 1718 du
Conseil de sécurité de l'ONU" et cherchent "une action collective" de
la part de l'organe onsien.
La résolution 1718 de l'ONU, adoptée en octobre
2006, interdit à la RPDC d'effectuer des essais nucléaires ou des tirs de
missiles.
Cinq pays membres permanents du
Conseil de sécurité de l'ONU, et le Japon, membre non permanent du
conseil, se sont réunis à huis clos jeudi après-midi, après que Shintaro
Ito, le secrétaire d'Etat japonais aux Affaires étrangères, eut rencontré
les représentants de certains membres du Conseil de sécurité, dont la
Chine, les Etats-Unis, la Russie et le Mexique, qui assume la
présidence tournante du Conseil pour le mois d'avril.
"C'est un sérieux problème pour la sécurité
régionale, et c'est aussi un grand test pour le Conseil de sécurité des
Nations Unies lui-même", a souligné M. Ito, à l'issue de sa rencontre avec
l'ambassadeur du Mexique à l'ONU, Claude Heller.
M. Ito a laissé entendre que son pays cherche
l'"adoption immédiate" d'une résolution "ferme" du Conseil de sécurité
pour "renforcer" les mesures existant dans la résolution 1718, adoptée
par le Conseil de sécurité en octobre 2006.
"Si nous ne pouvons pas adopter une action rapide
contre les violations, l'existence du Conseil de sécurité deviendra
douteuse", a expliqué M. Ito, affirmant que le lancement d'une fusée par la
RPDC viole la résolution 1718.
Mardi, Pak Tok Hun, le représentant permanent
adjoint de la mission de la RPDC aux Nations Unies, a souligné que chaque
pays "a un droit inaliénable d'utiliser pacifiquement l'espace
intersidéral".
"C'est un satellite, tout le monde peut distinguer
un satellite de missiles. Ce n'est pas un missile, je sais que la plupart
des pays reconnaissent que ce n'était pas un missile", a fait savoir
le diplomate de la RPDC.
"Si le Conseil de sécurité prend toute forme de
mesures, nous les considérerons comme (une) infraction à notre
souveraineté, et la prochaine option sera nôtre", a souligné M.
Park.
Dimanche après-midi, les membres du Conseil de
sécurité avaient décidé de poursuivre leurs consultations sur le lancement
d'une fusée par Pyongyang, après une session d'urgence convoquée à la
demande du Japon et qui s'est terminée sans réponse collective à
l'action du lancement par la RPDC.